‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 109 sur 184 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Par mois! — Dérision! — Patience, pourtant!

La Flandre est opulente; — elle est riche; — elle attend

Qu'un gantelet de fer lui presse chaque veine,

Pour en faire couler des flots d'or à main pleine î

Oh ! je les presserai ! J'ouvrirai ce trésor!

J'y plongerai les mains ! — De l'or ! — A moi , de l'or !

Dopiiis quelques njnmons, iia hoininc rsl cnli'c silencicnsemcnl . sans que le duc l'ait entcinlu. — C'est Giiarez.

SOEITS T.

LIi DUC D'ALBE, GUAREZ.

GUAREZ.

A ous voulez rire, duc? ou vous n'y songez guère. Se repaître d'argent ? jouissance vulgaire! Parlez-moi du plaisir rafliiié, saisissant, Que l'on éprouve au cœur, à voir couler du sang ! Du sang qui sous la hache à flots épais s'écoule , Et baigne l'échafaud aux clameurs de la foule ! — Au moins c'est un plaisir qui vaut d'être goûté : Mais de l'or !

Le duc (Talxiid surplis et slupéfiiit , se remet Meutôt eu reconnaissant Guare/.

LE DUC

Ça, (juarez, vous m'aviez écouté?

GUAREZ.

Mais, à moins d'être sourd , il fallait bien entendre. A ous parliez haut....

C'est bien. — Qu'avcz-vous à m'apprendra ?

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