‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 144 sur 184 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Eclairer ce côté. — Mes braves Hennuyers Sous mes ordres, messieurs , chargeront les premiers. Suivez, si vous pouvez, leurs traces dans ces plaines ! — - Mendoce, tu disais que le sang de mes veines Était celui d'un traître, et d'un lâche, est-ce pas? Espagnol! viens montrer, en marchant sur mes pas, Si le tien saura mieux que le mien se répandre!

A Gaurez.

Monsieur le conseiller, vous voudrez bien apprendre Au duc tout ce qui vient de se passer ici.

GUAREZ.

Fort bien, comte.

A pari.

Parbleu , c'est mon métier !

AREMBERG

Merci.

Maintenant, à cheval , messieurs ! - Et Dieu nous aide !

Aremberg , Osorio, Bracamont et Mendoce se dirigent vers le camp. Manriqiie va donner des ordres aux capitaines des enseignes espagnoles qui se sont déployées sur la droite. Guarez reste seul.

Les trois cents cavaliers Gueux continuent à s'avancer vers l'avant-poste du comte d'Aremberg.

VJS LA LATAILLE.

SGisiTs ir.

GUAREZ. — SOLDATS, etc.

GUAREZ.

Vraiment, rorgoeil lui main est un mal sans remède. Mal étrange, pourtant, dont l'enivrant venin Change l'aspect du cœur, — ma loi, comme le vin ^ ient prêter sa couleur au veire diapliane. L'homme est, sur mon lionneur, un singulier himane. Digne comte Aremherg ! — Bah ! laissons disputer Tous ces fous, et rions ! — Où faut-il nous jjoster Pour bien voir, à l'abri d'une balle insolente , Se jouer, sous nos yeux , cette farce sanglante ?

Il aperçoit le tertre situé à gauche.

Mais voilà qui paraît fait exprès pour cela.

Il s'y dirige. — L'armée espagnole envahit la scène detoutes parts, et s'avance au pas de charge, enseignes déployées et tambour ballant, vers la position occupée par L. de Nassau. — Bracamont établit ses six pièces de campagne au bord des marais qui s'étendent à gauche. — D'Areniberg , à la tête des cornettes du Hainaul et de l'Artois , se lance à la poursuite des cavaliers Gueux , lesquels se mettent à la débandade , et Fuyent vers leur camp. Toute l'armée espagnole travcise bientôt, à la suite du comte d'Aremberg, les pouls jetés sur la rivière. — L'action est concentrée sur le terrain qui s'étend de celle-ci au camp des Gueux. — L'armée <le L. de Nassau rangée au pied de la colline, et llauquée à<lia(pieaile d'un corps nombreux de cavaliers, reçoit les espagnols avec un feu serré de mousquetcrie.

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