SCÈNE VI
SGB2TBTI.
Les mêmes : ALBORNOS, DEUX CAVALIEUS.
PREMIER CAVALIER
Enfin nous y voilà. — L'instant est impayable, Si nous trouvons notre homme.
DEUXIÈME CAVALIER
Ah ! sans l'aide du diable , Au milieu de ce bal si nous le rencontrons, Je veux être cloué comme les deux larrons.
PREMIER CAVALIER
Sans compter qu^un boulet peut nous atteindre en route.
DEUXIÈME CAVALIER
Ce qui serait gênant.
ALBORXOS.
Avançons.
PREMIER CAVALIER
Je me doute...
Ah! seigneur Albornos, regardez donc là-bas? Quel esl ce grand gaillard qui se croise les bras, Perché sur cette butte, et dont la sombre mine Comme un morne vautour , sur la plaine domine ?
ALBORNOS.
Mais il ressemble fort... C'est lui, sur mon honneur. En avant ! — Il est seul... Nous jouons de bonheur.
Ils mettent leurs montures au galop , et arrivent près de Guarez sans que celui-ci les ail aperçus.
Pied à terre !
Ils descendent tous trois de cheval.
DEUXIÈME CAVALIER
Voyons : il faut nous faire entendre....
ALBORNOS.
Holà, sieur Guarez!
GUAREZ, se retournant.
Hein?
ALBORNOS-
N ous plait-il de descendre ?
Son altesse le duc me dépêche vers vous. A'euillez lire ceci.
Il tire de dessous son pourpoint un papier plie et scellé. Guarc/. desccn<l et re<;oit la missi\e qu'il ouvre.
GUAREZ , lisant à mi-voix.
.... Surveillez-les bien tous...