‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 2 sur 184 · A. DE HOOGSTRAETEN · texte numérisé non relu

A. DE HOOGSTRAETEN

Seigneurs cosfédékês.

Us PRIME-OUEUX.

\,s cuEi d'ouvrieus.

OrnClERS DE CUISIiNE^ ÊCIYERS^ ETC.

Ouvriers.

Valets.

riCUlLlE ET lA BISACL

Une salle tle rhôlel de Cuilembonrg à Bruxelles. Architecture de style gothique : meubles, tapissei'ies, ornemens de la renaissance. Luxe massif et prodigue. — Larges portes au fond donnant sur d'autres salles. — Grande richesse dans le coslume.

On remarque sur les murs les armes de la maison de Pallant, ( fascé d'or et de sable, de six pièces), surmontant la devise : Farcnte Deo.

BREDERODE, CUILEMBOURG, BERGHES, MARNIX, HAMES, L. DE NASSAU, MERODE , CASEM- BROOT, GHISTELLES, BOXTEL, et autres seigneurs DES PAYS-BAS.

— Une grande partie des confédérés se trouve réunie. Les autres arrivent successivement.

BOXTEL , à Brcderode.

Monsieur de Bréderode , êtes-voiis satisfait ? ÎSos amis sont, je crois , à peu près au complet.

A oici venir eiiror, pour grossir le conclave, Ce cher Philippe.

A Philippe de Marnix qui entre avec quelques seigneurs.

Eh l)ien ! toujours pensif et grave?

Toujours le front rêveur? — Messieurs, n^est-il pas vrai Que depuis que Marnix sait faire un virelai, Il se montre au prochain, bien sombre et bien sévère, Pour s'être empanaché du titre de trouvère, Et qu'il porte lui visage un peu lugubre à voir, Pour un joyeux adepte à l'art du gai savoir?

— Qu'en pensez- vous, messieurs?

MARNIX

Boxtel, est-ce bien l'heure De rire pour si peu, quand tout un peuple pleure ?

liOXTEL.

Hé ! (ju'iinporte, mon cher ! - Par monseigneur saint-Paul ]\ous léguons aujourd'hui ses pleurs à l'Espagnol !

MARNIX

Dieu le veuille.

BRÉDERODE.

11 le veut. — Voyez donc, Aldegonde, Quel beau commencement !

MARMX.

Que la fin y réponde.

— La cour de rhétorique, une fois, à Tournay, Mit par ce refiain ci , les rimeurs à l'essai :

(( Bien commenchcr et nùeiilx conclure. »

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