‹ L'écuelle et la besace; scenes historiques du 16eme siecleChapitre 60 sur 184 · LA FEMME · texte numérisé non relu

LA FEMME

Le bûcher pourrait bien avoir place pour trois. Vous sentez le fagot passablement, je crois.

BACX.

Là , ne nous lâchons pas !

L'ARTISAN

Laisse-lui sa pâture.

Il faut bien s'amuser quelque peu, d'aventure!

UNE FEMME . conduisant une brouetle.

Moules! moules', lioé!

La Foule augmente. Des groupes se foiment. Le peuple se porte surtout à IVnloiii- (le réeliaFaud.

voix DAAS LA 1 OILE.

Ce sera beau, dit-on :

Bourgmestre, éclievins, archers en hoquetou, Le clergé, les vingt-sept métiers rangés eu haie, Et puis le prédicant traîné sur une claie; Fête complète , entin ! — Monsieur, vous vous trompez : Nos magistrats jamais ne furent occupés A mener des moutons jusqu'à la boucherie....

— Veuillez dire: jusqu'à la broche, je vous prie.

— Harengs saurs ! harengs saurs ! — Citrons de Portugal !

— Au fait, le Saint-Onicc est assez peu frugal ; S'il fait cuire aujourd'hui cet homme, je suppose Qu'il est en appétit! — C'est un mets qui s'arrose De sang, parfaitement ! — Quel horrible festin I

— Hérétique, tais- toi! — Ventre de sacristain,

'f ais-toi toi-même ! — Paix ! — A oyez donc ce gros bufïle Qui me montre la corne et souille par son mufle !

UKMAUCHAM).

Les affaires vont mal.

DEl XIÈME MARCHAND.

Oh ! ne ni^en dites rien !

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