‹ L'Éczéma SolaireChapitre 20 sur 27 · RER US · texte numérisé non relu

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du tégument. Seule, en pareil cas, intervient la moindre résistance de la peau. Cette notion, introduite par Brocq, nous l’avons souvent invoquée, et tout récemment encore dans un mémoire au V° Congrès international de Physiothérapie.

Ici, l’histoire est probante. À la réverbération du métal au rougecerise, l’ouvrier nu ne contracte de brûlures que sur les régions depuis longtemps vulnérées parce qu’ordinairement découvertes. Et il suffit qu'un eczéma microbien fomenté par les foyers streptococciques du cuir chevelu, vienne à se produire chez ce patient, pour que le mal s’établisse sur l'emplacement de la brûlure ancienne. d Ve tenons-nous à faire la formule hématologique d'un pareil malade. |

Le 18 février :

Le nombre des globules rouges est de.. < Celhidésiolobpules Diones den. er RU ENS A 7.500 Le pourcentage leucocytaire est de

Polvnueleaires" hentrophiles. 52h ace PAU IESTe 6i Polynucléaires -éosinophilés "21111. Nu 1 AN TEL ARE RES A Re SEE RE EU NES A k 28

PVIADROOMES SE DORA Dan een, NS A TR CEE 10 Le temps de saignement est de 4 minutes.

Le temps de coagulation est de 22 minutes.

-Le caïllot est à peu près complètement irrétractile en 48 heures. Ce dernier signe est pour le moins fréquent chez les sujets sensibles au rayonnement calorique ou lumineux.

Enfin, nous voulons tenter une dernière vérification en soumettant l'emplacement de l’intradermo-réaction streptococcique ancienne à une irradiation rouge et infra-rouge intense. Le 6 mars, pendant 20 minutes, nous exposons à 40 centimètres de la lampe « infra-lux » de Duflot, l’avant-bras, siège de l’inoculation du 18 février.

Aucun accident local ne se produit. Mais, 48 heures après, les lésions de la face montrent uñ gros regain d’activité. Ce fait nous semble caractériser, et la sensibilité calorique du patient, et la répercussion de cet état sur l’allergie streptococcique.

CoNcLusIoON. — Notre malade est atteint d’une dermite exoséreuse de la face et du cou, liée à une sensibilisation aux toxines du streptocoque. De cette résonance élective l’intradermo-réaction spécifique fournit la preuve.

Le phénomène de Prausnitz-Küstner, inversé ou positif, paraît encore en témoigner. |

L’eczéma microbien s’est localisé, tant du fait du voisinage de la pyodermite primitive, que pour raisons de mnémodermie, à une zone de moindre résistance du tégument : une brûlure ancienne, produite par le rayonnement du métal en fusion. Le sujet paraît d’ailleurs vul-

nérable encore par le spectre rouge et infra-rouge; mais sa dermite

n’est pas une photodermite vraie. Elle en a seulement les apparences, pour les raisons que nous venons d’exposer.

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Eczémas photo-microbiens.

Observation 14, — Le Marh.……, cultivateur, n’a jamais, avant so arrivée au régiment, souffert de lésions du tégument, couvert ou non; mais il accusait, dit-il, sur la face et les mains un hâle, qu’il a depuis perdu dans l'ambiance citadine. Pas de maladies antérieures.

Il entre dans le service de dermatologie de l'Hôpital Villemin, le ÿ février 1931, pour un impétigo de Tilbury Fox, à bulles confluentes, n’affectant que la face, et vainement soigné depuis un gros mois à l'Hôpital de Provins, qui nous envoie. le patient pour traitement.

La pyodermite a commencé aux tout premiers jours de décembre. j’abord est apparue une phlyctène suppurée de 11 tempe droite et son origine a été rapportée comme il se doit, par le malade, à un traumatisme du casque. Puis, se proche en proche, les éléments se sont rapidément multipliés, gagnant d’abord la joue droite et le bord du sourcil correspondant, puis le pourtour buccal, les ailes du nez, enfin la joue gauche. C’est en pure perte que l’on a quotidienhent pansé les lésions à l’eau d’Alibour et au Dakin. N

C’est pourquoi le sujet se présente, à lFentrée, porteur d’un masque d’impétigo larvalis, qui respecte toutefois Île front et le menton, et apparaît plus épais à droite qu'à gauche. /

Des lésions nous isolons un streptocoque typique. En outre, de trois intradermo-réactions, respectivement faites, à l’avant-bras droit, avec 2/10 de centimètres cubes des antigènes tricho-épidermophytique, staphylococcique, et streptococcique, une seule, la dernière, est positive. Aussi prescrivons-nous des intramusculaires de clasine streptococique; mais l'infirmière chargée de les pratiquer, leur substitue par erreur 10 injections de clasine, staphylococcique. Ii en résulte une violente poussée inflammatoire, telle qu’à fin janvier, les croûtes mélicériques se mettent brusquement à tomber pour laisser place à une suppuration abondante, en nappe, ne débordant pas toutefois les foyers de la pyodermité primitive.

Le patient reçoit dès lors, les 31 jartvier, 3, 7, 9, 11, 13 février, 6 injections de 1 centimètre cube de clasine streptococcique. Du 9 au 14 disparaissent les derniers vestiges suppuratifs, tandis que se fait une poussée d’eczéma vésiculeux affectant toutes les zones exposées de la face et du cou, front, menton et régions rétro-auriculaires compris. L’exosérose, très aiguë, se limite strictement en bas à la cravate militaire, et en haut à la ligne d’affrontement du képi.

Le traitement est poursuivi; mais à partir du 18 février, en raison de la pâleur et de l’asthénie du malade, nous ajoutons à chaque iniection vaccinale, un centimètre cube 'arsaminol. Disons à cé propos que le Bordet-Wassermann est négatif. Les 20, 23, 27 février et le 2 mars il est ainsi fait cinq interventions.

. Sous leur influence, la dermite du visage devient chaque jour moins fluxionnaire. L’eczéma affecte petit à petit le type sec et paparakeratosique, et, dans les parties les nlus déclives de la lésion, région maxillaire inférieure et sous-maxillaire, la desquamation se fait intense.

Le 3 mars, nous procédons à un nouveau contrôle étiologique par

FAES

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trois intradermoréactions, trichoépidermiques, Staphylo- et streptococcique. La dernière est seule, et très intensément positive.

Nous continuons, dès lors, les injections mixtes arsénosoit seize encore jusqu’à ce jour.

Le côté gauche de ia face est à lPheure actuelle complètement nettoyé. À droite, la joue est normale. II ne demeure plus dans la région Sous-maxillaire qu’un placard, grand comme une paume de main, érythémato-squameux et légèrement lichenifié, mais non prurigineux.

Les intradermoréactions à la toxine Streptococcique, antérieurement pratiquées, ainsi qu’une autre plus récente, faite le 16 et positive le 17 avril, irradiées le 18 durant 20 minutes à la lampe « Osa-Vita- Lux », à 40 centimètres de distance du focus, ont été nettement réactivées 24 heures après, Mais, de ce léger regain de positivité, l’on ne Peut tirer aucune conclusion valable.

*accinales,

Observation 15, — Web... 24 ans, étudiant avant son service militaire, qu’il effectue dans les bureaux, vient nous consulter pour un eczéma de la face, du cou et des avant-bras. Le malade déclare qu’à l’âge d’un mois il a présenté un eczéma généralisé du nourrisson,

Son adolescence fut chétive, au point que, sans signes pulmonaires nets, il fit sur prescription médicale, un séjour d'altitude en Suisse. A 16 ans, il souffrit de furonculose généralisée et fut traité par un autovaccin. En 1928, il eut un placard eczémateux du front qui guérit par des pommades. En 1929, il fut atteint d’un pityriasis capitis intense, affectant, trois mois durant, la totalité du cuir chevelu.

C’est en décembre 193 Oque débutèrent les lésions actuelles. Leur progression se fit à partir de pustulettes impétigineuses de la lisière antérieure du cuir chevelu et, rapidement, se reconstitua le médaillon frontal précédemment constaté. Puis, d’un ‘seul coup, quelques jours après, l’exosérose, plus franche, atteignit, après avoir occupé toute la face, les limites du cou découvert et des régions rétro-auriculaires, Cependant, quelques pustules d’impétigo de la « corona seborrhoïca » occipitale entraient en activité et, dans le sillon rétro-auriculaire, un suintement séro-purulent se figeait en croûtes mélicériques.

Quelques jours de plus, et les avant-bras à leur tour devenaient, jusqu’au retroussis de la manche de chemise, le siège d’une eczématose diffuse très prurigineuse. |

Le prurit affectait d’ailleurs la totalité de la peau, mais sans autres lésions, hormis celles déjà décrites que deux médaillons d’eczéma flanellaire, l’un interscapulaire, l’autre présternal. Ces placards préexistaient et la poussée récente se borna à les raviver.

Avant de venir à nous, le patient recourut à quelques pommades dont l'effet fut vite épuisé. En mars 1931, sept séances d’autohémothérapie lui apportèrent un léger soulagement et enlevèrent à sa dermite le caractère aigu des premiers jours.

A l’examen, notre sujet, par ailleurs normal, nous montre une para- # kératose pityriasiforme intense de toutes les zones exposées de la face. du cou et des membres supérieurs, qu’il avait autrefois coutume de dénuder jusqu’au milieu du bras pour le tennis en particulier. Il dit,

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d'ailleurs, se hâler difficilement, bien que l’on saisisse cependant, au déshabillage, un contraste pigmentaire entre la peau insolée et la peau couverte. C’est justement à cette mesure que. se limite l’eczématose, exception faite cependant pour les deux médaillons d’eczéma flanellaire banal déjà cités. Les lésions sont légèrement infiltrées, très parakératosiques, finement desquamatives et ponctuées de distance en distance de papules excoriées par le grattage. FA

La nappe eczémateuse de la face, la plus intense, recouvre le visage en sa totalité comme un masque et descend jusqu’au niveau du col, où elle se termine brusquement. Les régions rétro-auriculaires sont également prises, et, avec elles, les deux pavillons. D’un exsudat mélicérique d’un des lobules, nous isolons le streptocoque en culture pure.

Les intradermo-réactions staphylococcique et tricho-épidermophytique sont négatives. Le malade accuse pourtant un intertrigo mycosique inguino-scrotal de date ancienne.

L'injection intradermique de toxine streptococcique diluée au 1/25° aboutit par contre, à la même date, à une grosse papule réactionnelle du diamètre d’une pièce de deux francs. En outre, les jours suivants, les foyers streptococciques frontal et rétro-auriculaires subissent, du même fait, un gros regain d'activité. La douleur est vive à leur niveau et à gauche apparaît un ganglion carotidien.

A partir de ce jour, nous injectons pendant deux semaines, à quatre reprises, cinq centimètres cubes de clasine streptococcique. Dès le début de ce traitement, la dermite s’améliore à vue d’œil et bientôt l'aspect est plutôt celui d’un prurigo que d’un eczéma. A ce moment, une nouvelle intradermique de streptine donne encore une réaction fortement positive. Une irradiation ultra-violette de 20 minutes reste sur elle sans influence et n’aboutit pas davantage à raviver, ni l’intradermique antérieure, ni les foyers lésionnels.

Cette observation, comme la précédente, témoigne de la même sensibilisation tégumentaire aux toxines du streptocoque. Ces deux eczémas ont rayonné à partir de foyers pyodermitiques, d’inégale importance il est vrai, mais se sont comportés au bout d’un certain temps, comme de quelconques eczémas, parfaitement typiques.

Ni l’une ni l’autre de ces dermatoses ne sont à proprement parler des actinodermatoses. Mais toutes deux n’ont pu cultiver que sur des champs préalablement insolés. Il est à remarquer du reste que l’impétigo qui fut à leur origine, est à peu près inconnu ailleurs qu'au visage.

De pareilles histoires cliniques sont banales et nous voulons simplement en analyser la genèse. Pour répondre à l’idée pathologique qu elles suggèrent nous avons improvisé le terme d’eczéma photomicrobien. nl ne s’agit pas ici d’eczéma solaire vrai. Seule est solaire la topographie de l’éruption, dont le photodynamisme ancien a fait le lit.

Eczéma solaire bulleux.

# Observation 16. — Le soldat Gall, électricien militaire, vient à

notre consultation le 5 mai 1930, ayant déjà reçu pour sa blennorragie deux injections de gonacrine. Il a vu apparaître après une insolation

5 olongée, au visage d’abord, aux mains ensuite, des lésions érythématoÿ vésiculeuses en nappes rapidement suintantes et prurigineuses. Au bout dde trois jours environ, sur ce fond de dermite eczématiforme, se sont | élevées des bulles très saillantes, plus spécialement localisées aux faces … postéro-latérales du cou et aux pommettes. Sur le bord des lèvres naissait peu après un herpès typique. Sur les mains, les bulles, très tendues, n° ont pas tardé à confluer en placards de six à huit centimètres Le Jarge. Après éclatement elles ont donné naissance à une sérosité trouble et jaunâtre. La résorcine buccale, à la dose quotidienne de 0 gr. 1905: a, conjuré ces divers troubles. qu’ il nous est impossible de + “rapporter autant à l’actinite banale qu'aux éruptions photobiotropiques Rte a connues et notamment au tvpe clinique de lhydroa Yacciniforme,

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