CHAPITRE VII
Les relations de l’eczéma solaire avec les autres actinodermatoses
Les dermatoses provoquées par la lumière sont nombreuses, et il y a d’autres actinoanaphyvlactoses que l’eczéma solaire. Il faut donc étudier les rapports de cette alfection avec les dermatoses relevant d’un processus identique, mais cliniquement différentes, puis faire rentrer ces anaphylactoses dans le groupe des actinodermatoses de Darier. En un moi, il importe d'établir une classification rationnelle des dermatoses de lumière. Il semble que pour ce travail le meilleur fil conducteur soit le inécanisme pathogénique.
Les rayons solaires frappant un organisme peuvent déterminer au niveau de cette région frontière qu'est le revêtement tégumentaire une attrition tissulaire : c’est le « phototraumatisme » du à. la quantité du rayonnement ou à sa nature particulièrement vulnérante (rayons à courte longueur d'onde).
Les actinodermatoses phototraumatiques simples comprennent: le coup de chaleur (apoplexie calorique, plus fréquente que la brû-
lure localisée ou thermite), le coup de lumière (localisé
actinite, ou généralisé
apoplexie lumineuse), et le coup d’extrême ultraviolet (dû, d’après Gougerot aux rayons de Hollweck, aux confins de l’ultra-violet ct des rayons de Roentgen) cette dernière éventualité répond aux radiolucites de Gougerot ; on peu y ranger le Xeroderma pigmentosum, le cancer des gens de mer de Unna, et les Kératoses séniles précancéreuses de Dubreuilh.
Les lésions phototraumatiques peuvent être accrues par suite
de la présence dans les tissus d’un corps photodynamique d’origine exogène ou endogène.
Les actinodermatoses phototraumatiques avec photodyna-
misme exogène sont le coup de lumière acridinique de Jausion et Marceron, la mélanose de Riehl et les achromies parasitaires. A ce groupe appartiennent encore : l’eosinisme de Prime, la « cheilite du rouge » de Audry et Valdiguié, les accidents du goudron de Le-
DRE cie
coin, la mélanodermie des essences parfumées (Eau de Cologne), les leucomélanodermies réact:onneiles aux diverses dermatoses.
| Les actinodermaioses phototraumatriques ‘avec photodynamisme endogène sont représentées par l’'Hydroa vacciniforme de Bazin, et par les Pellagres animales ou humaines. Les accidents cutanés de sulfonal et des barbiturates, parfois rangés dans ce groupe ne doivent peut-être rien à la lumière.
A ses effets locaux la lumière peut ajouter des effets généraux, elle peut exalter la virulence d'un germe latent et faire ainsi sortir une maladie seconde. C’est l'effet « Photobiotropique » dont la notion est due à Jausion qui à ainsi élargi la conception de Milian.
L'herpès des alpinistes, l’acné juvénile, les erythèmes polymorphes solaires et certains érythèmes tardifs post-acridiniques relèvent du photobiotropisme. Il semble-d’ailleurs que Fon puisse considérer l’hydroa vacciniforme comme une variété d’érythème polymorphe solaire surajoutée au coup de lumière porphyrique. (Jausion).
Un photodynamisme combiné à une sensibilisation antigénique, tel est le point de départ de ces actinodermatoses très spéciales que sont les actinoanaphylactoses. L’eczéma “solaire en est une, mais une pathogénie identique peut susciter des types morphologiques différents ; les prurigos solaires et les urticaires solaires. Par prurigo solaire, il faut entendre le « Summer prurigo d’Hutchinson » (disjoint d'avec la Summereruption) c’est-à-dire un prurigo « a lumine », atteignant surtout le sexe féminin et évoluant vers la lichenisation: Quant à l’urticaire solaire, il est bien connu maintenant, surtout depuis les travaux de Freï et de Duke ; trois observations en ont été publiées en France (Pasteur Vallery-Radot et ses collaborateurs, Gougerot).
I1 convient encore de mentionner ici la Photodermite dysidrosiforme des acrocyanotiques de Jausion et Pecker. Cette affection est très voisine de celle qui fut décrite en 1921 par Thibierge et Rabut sous le vocable : « éruption printanière dysidrosiforme des jeu-
nes sujets ». D'autre part une dermatose analogue semble avoir été
rencontrée par Einis qui en publia en 1910 les observations intitu-
lées : « variété de prurigo estival ».
soi ets : s
- Enfin la lumière crée des lieux: de aoindré titi nie itt des! microbes, et elle prépare le terrain à des phénom à es | ve) thologiques qui éelateront en dehors de son influence. C’est la no . me © de «locus minoris resistentiae » de Brocq. De tels faits de mnémo- À dermie sont en cause dans un certain nombre de dermites du décol- A 4 letage féminin, el dans ces eczémas dits. « photomicrobiens » » dont. | nous avons rapporté des EXERAPIESS
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a été récemment mise au point pas notre maître le Professeur agré ël\ H. Jausion. SE R + fete î
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