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artères radiales dures et résistantes au toucher, la tension vasculaire très augmentée, les artères sous-clavières surélevées. Depuis quelques mois, à la longue phase latente de son affection aortique avait succédé une période tourmentée par des accidents divers, peu importants d’abord en apparence dvspnée d'effort et à paroxysmes nocturnes, quelques vagues douleurs précordiales survenant surtout par la marche, de temps à autre très légère quantité d’albumine dans les urines, un peu d'œdème des membres inférieurs.
Un Jour, tout à coup, la dyspnée s'accuse différente de ce qu'elle était auparavant, la face est pâle, avec quelques sombres plaques de cyanose sur les joues, une toux incessante s'installe suivie d’un crachotement continuel, puis d’une expectoration spumeuse, un peu rosée, tellement abondante qu'en deux ou trois heures plusieurs crachoiïrs sont presque remplis. En même temps, je constate pour la première fois, à la partie moyenne de la poitrine et à gauche, un foyer de râles crépitants très fins qui ne tardent pas à gagner une partie du sommet pulmonaire. Tout cela disparaît après quelques jours. Mais cet accident était déjà un sévère avertissement, il se reproduisit encore à plusieurs reprises : bientôt les râles envahirent les deux poumons de leur partie moyenne ou de !a base au sommet, et le malade succomba en quelque semaines au milieu de symptômes asphyxiques.
Qu'avait-il eu ? Une complication très importante, plus Îréquente qu'on est généralement disposé à le croire, et qui passe souvent inaperçue : un œdème aigu du poumon.
Les deux observations précédentes donnent une idée très nette de l'allure et de l'évolution habituelles du coup d'œdème aigu du poumon, mais il ne se présente pas toujours ainsi el
Huchard a pu en distinguer trois formes :