‹ L'Édème aigu du poumonChapitre 14 sur 16 · RS · texte numérisé non relu

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lion », expression employée, lant elle est juste, par la plupart des observateurs.

Si le sujet survit à sa crise, quel pronostic faut-il porter

pour l'avenir ? Il faut toujours être très réservé, car l'œdème

aigu peut récidiver ordinairement avec plus de violence, au bout de quelques mois, de quelques semaines, de quelques jours, le lendemain même parfois. Huchard rapporte l'observalion d'un peintre de 45 ans, portant une double lésion aorlique :

RS PS Tout à coup, le 6 mars, le malade est pris d’une dyspnée considérable avec toux incessante, expectoration mousseuse, rosée et très abondante, râles nombreux dans la poitrme. Sous l'influence d’une saignée de 350 grammes, de ventouses sèches répétées sur le thorax et les membres, d’injeclions sous-cutanées d'huile camphrée, l'orage se calme pour éclater de nouveau plus violent le lendemain et déterminer la mort en vingt minules, sans expectoration. »

Huchard, Dieulafoy, Renaut et Rigal ont vu cinq ou six attaques éclater en quelques mois chez le même malade : un premies accès ne devra donc pas inspirer trop de sécurité, pusque le retour ultérieur des accidents, toujours à craindre,

peut de nouveau mettre la vie du malade en danger.

Enfin, et il est inutile d’insister sur ce pot, le diagnostic étiologique montre de toute évidence la gravité de l’œdème aigu du poumon, qui est (toujours selon Huchard) le symptôme — parfois révélateur — d’une de ces graves lésions : l’aortite et la néphrite interstitielle.

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