‹ L'édit de CallisteChapitre 110 sur 252 · Pur/., 18. [S · texte numérisé non relu

Pur/., 18. [S

Condamnés par saint Paul, les catholiques s'aviseront peut-être d'en appeler à saint Jean1. Ils apporteront un texte de Y Apocalypse (h, 20 sqq.), où l'Esprit invite à la pénitence une femme impudique et témoigne lui avoir laissé, à elle et aux serviteurs de Dieu qu'elle a séduits, le temps du repentir, afin qu'ils fissent pénitence de leurs péchés. Tertullien connaissait d'autant mieux ce texte qu'il l'avait — on s'en souvient — mis en œuvre dans le De paenitentia- , parmi les exemples de la miséricorde divine : il importait de l'arracher aux catholiques. Eh quoi! s'écrie-t-il, Jean accorderait ce que Paul refuse ? C'en serait fait de toutes les Écritures. Mais voici la conciliation : cette femme n'était pas chrétienne, ou du moins elle n'était pas catholique. Si elle avait prétendu entrer dans l'Église, c'était par la fausse porte de l'hérésie nicolaïte ; aussi était-elle, en fait, restée dehors. De là vient que l'Esprit la traite en étrangère; la pénitence à laquelle il l'attire, c'est la pénitence préliminaire au baptême, et son exemple confirme la règle, au lieu de l'infirmer 3. Si l'on veut absolument que ses désordres soient postérieurs à son entrée dans

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