LE TÉMOIGNAGE DE SAINT HIPPOLYTE
de la netteté et de la vigueur avec laquelle, sur le terrain du dogme, il affirma sans restriction aucune le droit de l'Église à pardonner. Cette conclusion parait la plus adéquate aux faits et la plus profonde qu'on puisse tirer de la page violente des Philosopkumena. Quant à la réserve des trois cas, non seulement nous n'en découvrons aucune trace, mais nous en trouvons la négation expresse dans la pratique et dans la doctrine de Galliste, telles qu'elles ressortent de cette page ' .
1. Ce travail m'a procuré trop rarement le plaisir de m'appuyer sur l'autorité de Funk, pour que je ne m'empresse pas d'en saisir une fois l'occasion. Dans une recension, d'ailleurs très bienveillante, de la Théologie de saint Hippolyte, parue quelques semaines après sa mort dans la Literarische Rundschau fur das katholische Deutschland, 1er juin 1907, col. 250, le regretté savant faisait ses réserves sur les pages où je l'avais combattu, mais déclarait pouvoir en somme souscrire à ma conclusion finale : « Der Verfasser zeigt sich mit den Schriften des Kirchenlehrers und der gesamten ihn betreffenden Literatur in hohem Grade vertraut und bekundet ein feines Verstândnis fur dessen eigene Persônlichkeit... Am wenigsten befriedigte mich der Abschnitt liber die Bussfrage (S. 39-41); doch latift er in einem Schlussatz aus mit dem ich mich im wesentlichen einverstanden erklàren kann. » — Voici cette conclusion, à laquelle Funk, dans ces lignes écrites peu de jours avant sa mort, déclarait s'associer, quant à la substance : « Moins encore que Tertullien, Hippolyte peut être cité comme témoin pour établir qu'avant Calliste l'Église romaine tenait comme absolument irrémissibles, en fait et en droit, les trois péchés d'impudicité, de meurtre et d'idolâtrie » (p. 48).