Comparer Ad martyras, 1; De pudicitia
I, INITIATIVE DE GALLISTE. X\~
tion si tranchante1 : Neque idololatriae neque sanguinipax ab Ecclesiis redditur. Tout au moins ne saurions -nous lui faite crédit jusqu'à admettre qu'une discipline aussi sévère, et dont la trace n'est nulle part, ait régné sans conteste dans l'Église.
Nous le pouvons d'autant moins que lui-même aggrave, en dépit de toute vraisemblance, la portée de sa déclaration. Après avoir compté trois péchés irrémissibles, il en compte sept ou huit, sans nous fournir les moyens de discerner d'après quel principe il donne tautùt un chiffre tantôt l'autre, ni quel recours il laisse aux pécheurs des diverses catégories. On voit bien qu'il ne veut pas décourager la pénitence : de sa réponse expresse à l'objection élevée par les catholiques, il ressort que la pénitence, stérile devant l'Église, peut rester féconde devant Dieu2 : Si pacem hic non me lit, apnd Dominum se minât. Mais que vaut, au juste, une concession aussi vague, d'abord pour les pécheurs que des fautes particulièrement humiliantes relèguent hors de l'Église et privent du bienfait de la pénitence canonique? puis pour les pécheurs coupables de quelqu'un des péchés de la liste complète? Les précisions que nous souhaiterions sur ces points, font défaut; ici encore, Tertullien évite de se prononcer trop nettement. Si nous prenions à la lettre son argumentation contre le texte d'Ézéchiel xxxm, 11), invoqué par les catholiques, nous conclurions que, dans sa pensée, le Seigneur a décidé de damner sans rémission tous les grands pécheurs. D'autres passages donnent une impression différente ; par exemple, celui que nous venons de citer {Pud., 3, 5) ; de même encore celui-ci, aru sujet de la pécheresse de l'Apocalypse3 : Si certus es mulierem illam posé fidem vivant in haeresin postea expirasse, ut non quasi haereticae sed quasi jideli peccatrici veniam ex paenitentia vindicet, sane agat paenitentiam, sed in finem moechiae, non tamen et restitutionem consecutura. Haec cnim ei'it paenitentia quam et nos debevi guident agnoscimus multo magis, sed de venta Deo reservamus. Peut-être faut-il désespérer de tirer au clair la doctrine du De pudici-