‹ L'édit de CallisteChapitre 142 sur 252 · Selecta in Psalmos. Ps. xxxi, PG., NIL 1301 C · texte numérisé non relu

Selecta in Psalmos. Ps. xxxi, PG., NIL 1301 C

ORIGÈNE ET LES PÉCHÉS IIUlÉMlSSlULES. 263

iniquité? Si elle ne s'est pas sauvée, c'est uniquement par sa faute. Les meilleurs médecins peuvent dire : nous l'avons soignée, elle n'a pas voulu guérir; abandonnons-la donc. En présence d'un tel exemple, de quelle Ame pourrait-on désespérer '?

Cette pensée est chère à Origène. Ailleurs 2, il traite à'héré~ tiques ceux qui parlent de natures désespérées et incapables de salut. C'est là, en effet, un concept gnostique. S'il existait une telle nature, ce serait avant tout Babylone. Cependant Dieu ne l'abandonne pas : il commande aux médecins d'employer la résine pour la ramener à la santé : son mal ne deviendra incurable que si elle-même s'obstine à ne pas guérir. Les mômes perspectives de miséricorde illimitée sont ouvertes en mainte autre page'-. Citons les récentes scories sur l'Apocalypse s : dans le fait que le Juge suprême use de patience envers Jézabel et lui laisse le temps de se repentir si elle veut,

1 exégète voit la preuve qu'elle n'est pas perdue sans recours.

Les traités polémiques ne renferment pas une autre doctrine. Aux railleries de Celse contre le gouvernement arbitraire du Dieu des chrétiens, Origène, vers la fin de sa vie. opposait cette déclaration :

1. In Ierem', xxvm), fragm. 37, éd. Klostermvnn. p. 217 : Et al Baïj- Àwv ojy. aKtfsuyixai..., Kofav y'j/v Êtépav à-oyvosdaîOx; — On ne s'arrêtera pas à voir dans Bahylone l'image de la seule gentilité appelée au [lardon baptismal, le développement ne comporte pas cette restriction.

2. /// Teremiam (m), Hom.} \xi, 12, PC, XIII, 541 AB : « Ubi sunl liaeretici? Ubi sunt qui naturas quasdam introducentes, asserunt esse naturam desperabilem, quae penitus non recipiat salutem? Si est natura quae pereat, quae alia lalis erit ut Babylon? Attamen neque istam despicit Dens. Praecipit enim medicis Deus ut accipiant resinam ^uper Babylonem, si quo modo sanetur... Et quia quod putaverunt doe effecerunt, Babylon quippe in pristina malitia perseverans noluit se curari, satisfaciunt boni medici et dicunt : Cnravanus Babylonien fit non est sanata. Rcli nquamus eam... »

3. Ainsi In Ex., /loin., vi, 9, PC, XII, 338 AD; In Lev., ffom., u,

2 !><:.. XII, 532 C-534 A; ffom., xx, 2-3, Ibid., 560 A-562 C; In Ps., xxvm, Ilom., i, PC, XII, 1370 D-1380 C.

i. In Apocabjps., Schol. 17, p. 28 : Enù yoovo; ux/foOyjj/a; toj xpitou tfTavtnjoai îjv Buvatôv tl r\6otikezQ r, 'WÇiSù., oj oûs:'o; bjcoXXu- ! t. h .

5. Contra Celsum, III. 71, éd. Koetschau, p. 263, 11-15; PC, XI, 1013 B.

Ceux qui condamnent énergiquement leurs propres fautes, qui se désolent el gémissent en proie à une sorte de désespoir et se convertissent réellement, Dieu les admet en considération de leur pénitence, lors môme qu'ils se convertissent de la vie la plus criminelle.

Il ne parlait pas autrement à ses débuts, dans le Periarchon. Nous aurons occasion d'v revenir.

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