Tn lud. (ii), Ifom., n. 5, PC, XII
:;. In lerem. iwxvi . fragm. îs. Klostebmanit, p. 222.
à ne pas blasphémer. Or celui qui est chassé de Jérusalem, doit savoir que, s'il n'accomplit pas pendant le temps marqué, hors de l'Eglise, l'expiation nécessaire, il ne rentrera pas dans Jérusalem. D'ailleurs on est chassé par le péché lors même qu'on n'est pas chassé par les hommes. Celui qui est dehors ne doit pas perdre son temps, mais construire et planter. S'il ne le fait et n'accomplit le nombre symbolique des soixante-dix années du sabbat, il ne rentre pas dans la communion de l'Église, mais demeure sous le coup de la sentence.
Une homélie sur Ézéchiel explique le rôle providentiel des condamnations prononcées par l'Église, et l'accueil qu'il convient de leur faire i .
Il est honteux d'être séparé du peuple de Dieu et de l'Église. Il es! humiliant de se lever dans l'Église du banc des prêtres, de se voir expulsé du rang des diacres. Et parmi ceux que l'on dépose, les uns excitent des séditions, les autres acceptent en toute humilité la sentence qui les frappe. Or tous ceux que l'on chasse et qui, exaspérés pur leur déposition, recrutent un parti pour faire schisme, qui travaillent la multitude malintentionnée, n'acceptent pas leur déshonneur, mais amassent des trésors sur leur tête pour le jour de la colère. Au contraire, ceux qui en toute humilité, après une déposition soit juste soit injuste, abandonnent le jugement à Dieu et supportent patiemment la sentence qui les a frappés, obtiendront de Dieu miséricorde et souvent même se voient rétablir par les hommes dans leur ancien rang et dans la gloire d'où ils étaient déchus.
L'incestueux de Corinthe, retranché par une sentence ecclésiastique de l'assemblée des fidèles, est pour Origène le type du pécheur non absous, et l'expression de l'Apôtre « livrer à Satan pour la mort de la chair » est comme la formule technique de cet état de réprobation 2. Mais le rôle des pasteurs de l'Église ne se borne pas à frapper et à absoudre : il consiste aussi à accueillir les pécheurs, à recevoir leurs aveux, à les soutenir, à les guider. L'aveu spontané du cou jmble est nécessaire au pardon ; le prêtre en sera, sinon le