‹ L'édit de CallisteChapitre 146 sur 252 · CONDITIONS OBJECTIVES DE LA RÉMISSION DES PÉCHÉS · texte numérisé non relu

CONDITIONS OBJECTIVES DE LA RÉMISSION DES PÉCHÉS

Les considérations précédentes prouvent amplement que, d'après la doctrine constante d'Orig'ène, aucune catégorie de péchés n'est, de plein droit, exclue du pardon divin dispensé par le ministère de l'Église. Il faut pourtant achever de mettre cette conclusion générale dans tout son jour, en la vérifiant dans les cas particuliers qui pourraient être l'objet d'un doute, c'est-à-dire dans les cas des pécliés les plus graves.

La sixième homélie sur l'Exode parle de ces impies que la terre a dévorés1 (selon Ex., nv, 12 :

Xe vous semble-t-il pas que la terre le dévore, cet homme qui pense toujours à la terre, a une conduite terrestre, parle de la terre, dispute de la terre, désire la terre, met toute son espérance dans la terre, qui ne regarde pas le Ciel, ne pense pas à l'avenir, ne redoute pas le jugement de Dieu, ne désire pas ses promesses bienheureuses, mais n'a de pensées que pour le présent et d'aspirations que vers les choses terrestres? Quand vous voyez un tel homme, dites-vous que la terre l'a dévoré. Et encore, quand vous voyez un homme abandonné à la mollesse de la chair et aux voluptés du corps, chez qui l'âme est sans force, la passion charnelle a tout conquis, dites-vous de cet homme-là que la terre l'a dévoré...

B5t pourtant il ne faut pas désespérer absolument. Il peut se faire que si, après avoir été dévoré, il redevient sage, il soit revomi comme Jonas.

Plus loin la même homélie descend au détail2. Elle représente la Rédemption comme un marché, où le sort du genre humain se débat. Pour nous arrachera l'esclavage du démon, le Christ a donné son sang-; de son côté, le démon y va de sa monnaie, qui est le péché :

L'homicide, voilà la monnaie du démon : car il est homicide dès le commencement. En commettant l'homicide, vous avez accepté la monnaie du démon. L'adultère, voilà la monnaie du démon : elle porte son effigie et sa signature. En commettant l'adultère, vous ave/.

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