Ibid., 3, 562 C
385BC/erem" (X,I,), /W' XU' 5' éd< K,"srtRMA^> P- 92, PG., XIII,
donc n'en abuserait? Tïç oùx s-tTpiSVjffrrou ; Nous rencontrons ici cette expression assez rare, déjà signalée plus haut, par laquelle Origène a coutume de rendre une nuance particulière de scélératesse : à savoir la présomption coupable que développe l'impunité. Mv; otBovm àçop^v siuxprôîjç, cette formule traduit la raison d'être d'une discipline pénitentielle précise et ferme.
C'est précisément au nom de ce principe et à l'aide de cette formule, que nous l'avons vu repousser, dans le commentaire sur saint Matthieu *, la doctrine dissolvante de ceux qui, ne trouvant pas nettement marquées dans l'Évangile des catégories de péchés, n'en voulaient pas reconnaître, et proposaient de les traiter tous indistinctement avec une même indulgence. 'A l'encontre de cette doctrine dissolvante, il établissait deux catégories : dans l'une, nous l'avons vu ranger l'idolâtrie, l'adultère, l'homicide et d'autres fautes très graves, qui méritent l'exclusion de l'Église; dans l'autre, des fautes plus légères, qui relèvent de la correction fraternelle. Cette distinction répond à celle de l'homélie quinzième sur le Lévitique : pas plus dans un cas que dans l'autre, il ne déclare les plus grands coupables à jamais indignes de pardon; il ne proteste pas contre le fait du pardon, mais contre la suppression de la pénitence.
Telle est enfin la doctrine du Contra Celsum 2, parfaitement identifiable à celle du De oratione, pour peu qu'on éclaire celle-ci des lumières fournies par l'œuvre entière d'Origène. On n'a pas oublié le grave langage et les austères prescriptions du Contra Celsum à l'égard des impudiques et autres grands pécheurs. Ce sont des morts : s'ils viennent à ressusciter et à donner des gages sérieux de conversion, on commencera par leur imposer un stage plus long qu'avant le baptême; enfin on pourra les recevoir, mais ils seront à tout jamais exclus des charges et dignités de l'Église. L'oubli de ces règles canoniques n'était pas un fait inouï dans l'Église du me siècle; on a entendu Tertullien et Hippolyte s'en plain-