‹ L'édit de CallisteChapitre 163 sur 252 · l'.p., xix · texte numérisé non relu

l'.p., xix

2. Ep., xix, 2, p. 526, 13-17 : « Qui si nimium properant. habent in sua potestate quod postulant, tempore ipso sibi plus quam quod postulant largiente. Acies adhuc geritur et agon cotidie celebratur. Si commissi vere et firmiter paenitent, et fidei calor praevalet, qui differri non potest, potest eoronari. »

:;. /.p.. xx.

't. l'.p.. xx, 2, p. 527. 17. /'/'p., v-vii; x-xix.

5. /'p.. xx, 2 el :;. — La lettre de Home ne faisait pas allusion aux libelli concédés par des martyrs. Cyprien en [tarie à plusieurs reprises.

La situation s'aggravait, par l'indiscrétion de certains confesseurs. L'un d'eux, nommé Lucien, homme de foi robuste, mais esprit quelque peu borné, avait distribué à profusion, tant au nom d'un martyr Paul qu'au nom du jeune confesseur Aurelius, le premier déjà mort, le second encore vivant, des billets de communion. Les lettres qu'il échangeait avec un autre confesseur, Celerinus1, donnent meilleure idée de l'exaltation sainte qui régnait dans ces milieux que du bon équilibre des esprits. Le même Lucien prenait encore sur lui de notifier à l'évêque de Carthage, et par lui à tout l'épiscopat, la décision prise par les confesseurs à l'égard des lapsi de leur connaissance2. Heureusement, Cyprien pouvait s'appuyer sur la sagesse et la modération de certains collègues, comme l'évêque Caldonius avec qui il correspond, en attendant une réunion plénière de l'épiscopat3, et sur la fidélité de certains confesseurs, tels que Celerinus, bien différent de son correspondant Lucien 4. Mais il ne pouvait se dispenser de combattre, près de son clergé, les agissements de Lucien et autres'. Une seconde fois il réunit tout ce faisceau de lettres et l'expédie à Rome,;, en l'appuyant d'un nouveau message destiné à faire la pleine lumière. Il écrivait par le même courrier aux confesseurs romains7 emprisonnés pour

Epp., xv, 3; xvi. 3; xvn, 1; xvm, 1 ; xix, 2; xx, 3, afin de bien spécifier dans quelle mesure il en tient compte, parce que la question était très actuelle en Afrique. Il serait excessif d'en conclure qu'il faisait alors de la possession d'un tel libellus une condition sine qua non de la réconciliation. — Cf. Poschmann, ZSKT.. 1913, p. 29-35.

1. Epp., xxi et xxn. — Celerinus s'était trouvé parmi les confesseurs de la foi à Rome, comme il ressort de xxi, 3. p. 531, 22; xxn, 1, p. 533, 10-11; et de Ep., xxxvn. 1, p. 576, 5.

2. Ep., xxiii. Voici la teneur de cet étrange billet : « Universi coufessores Cypriano Papati S. Scias nos universos quibus ad te ratio constiterit quid post commissum egerint dédisse pacem, et hanc formam per te et aliis episcopis innotescere volumus. Optamus te cum sanctis martyribus pacem habere. Praesente de clero et exorcista et lectore Lucianus scripsit. »

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