‹ L'édit de CallisteChapitre 165 sur 252 · Ep., xxxiv · texte numérisé non relu

Ep., xxxiv

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30(5 l'édit de CALUSTE.

refusé la communion au prêtre Gaius de Dida et à son diacre, coupables d'avoir communié avec les lapsi, en dépit d'avertissements réitérés. Il renouvelle, sous la menace d'excommunication, ses instructions précédentes1. Sur le cas de deux sous-diacres et d'un acolyte qui, après un égarement passager, venaient de reparaître, il refuse de porter une sentence définitive avant la réunion des évêques2. Que les coupables s'abstiennent provisoirement de participer aux distributions mensuelles faites aux clercs, non pas précisément comme frappés de suspense, mais comme se tenant à la disposition de l'autorité ecclésiastique. Ainsi que les précédentes, ces lettres sont adressées par Cyprien a Rome^.

En même temps qu'il contenait tous les siens dans le devoir, il honorait devant l'Église les confesseurs les plus méritants, par des promotions dans son clergé. Une série de lettres nous révèle les noms du confesseur Optât4, de lecteur promu sous-diacre; du jeune Aurelius5, sorti victorieux d'une double épreuve et choisi comme lecteur; de Celerinus6, digne rejeton d'une famille de martyrs, choisi lui aussi comme lecteur et destiné à l'honneur du sacerdoce; de Numidicus7, laissé comme "mort après avoir héroïquement confessé sa foi et vu son épouse expirer à ses côtés dans les flammes; celuici devient prêtre de Carthage.

Il nous faut maintenant demander à l'Église de Rome ce qu'elle pensait de l'attitude prise par Cyprien dans la question des lapsi. Nous l'apprenons surtout par deux lettres du clergé romain8, auxquelles il faut joindre une lettre des confesseurs romains'1, pareillement adressée au primat de Carthage.

La première lettre, écrite par Novatien au nom du clergé, est un document très grave, d'une forme littéraire achevée, où l'Église romaine rappelle les principes et félicite Cyprien

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