Eusèbe, HE., VI, 42, 5-6, Schwartz, p
2. Eusèbe, HE., VI, 44, 2-6," Schwartz, p. 624, 12-626, 7. Le cas de ce vieillard, communié in extremis sans avoir été absous par un prêtre, ne peut évidemment pas être présenté comme le type de ce qui se passait ordinairement dans l'Église d'Alexandrie. Étant données les dispositions excellentes du moribond, le prêtre avait cru pouvoir passer outre à la loi commune, et, dans l'impuissance où il était de l'absoudre, le tenir pour absous par Dieu. C'était là un procédé tout exceptionnel, et c'est bien à ce titre que Denys l'a cité.
LES LAPSI Ex\ ORIENT. 347
obéir aux instructions du patriarche qui avait recommandé de ne pas refuser la paix aux moribonds, surtout quand ils l'avaient demandée d'avance et instamment, il confia à l'enfant une parcelle de la sainte Eucharistie. A son retour, l'enfant trouva son aïeul instruit surnaturellement de tout; il lui administra l'hostie dans un peu d'eau, et aussitôt le vieillard s'endormit du dernier sommeil. Il semblait que Dieu l'eût conservé jusque-là pour lui accorder la suprême paix.
L'exemple était parfaitement choisi pour calmer les scrupules de Fabius.
Novatien ayant fait schisme, Denys s'employait près de lui pour le ramener à l'Église, et le pressait en ces termes1 :
Si. comme vous le dites, vous avez été entraîné malgré vous, montrez-le en revenant de bon gré. Car il convenait de tout souffrir pour ne pas scinder l'Église de Dieu, et si le témoignage opposé à l'idolâtrie est glorieux, le témoignage opposé au schisme ne l'eût pas été moins, je dirai môme qu'il eût été davantage. Car dans le premier cas il y allait seulement du salut personnel, dans le second, du sort de toute l'Église...
En même temps il adressait à l'Église d'Egypte une instruction sur la pénitence2, où il exprimait sa pensée sur les lapsi, en distinguant les fautes selon leur gravité; d'autres écrits encore à divers évêques sur le même sujet. N'ayant pu vaincre l'orgueil du sectaire, il le flétrissait dans une lettre à Denys de Rome 3 :
Nous avons bien sujet de haïr Novatien, qui a scindé l'Église et entraîné plusieurs de nos frères à l'impiété et au blasphème, introduisant de force une doctrine abominable sur Dieu, imputant à notre bénin Seigneur Jésus-Christ une telle dureté, et encore rejetant le saint baptême, renversant la foi et la confession qui existaient avant lui, enfin chassant absolument des âmes l'Esprit saint, leur ôtant tout espoir soit de le retenir soit de le récupérer.
C'est sans doute à l'un de ses écrits sur la pénitence qu'appartient un fragment publié par Mai4, où il oppose à la con-