Eusèbe, ///:'., VI, 45, Schwartz, p. 626, 13 sqq
2. Eusèbe, HE., VI, 46, 1-2, Schwartz, p. 626, 24; 628. :;. EtJSÈBE, HE., VII. 8, Schwartz, p. 646, 5-12.
i. Reproduit PG., X, 1601-1602.
348 l'édit de caluste.
duite du bon Pasteur cherchant sur les montagnes la brebis errante et la chargeant sur ses épaules, ia dureté des faux bergers qui la repoussent à coups de pieds : il ne veut pas qu'on soit dur aux pécheurs repentants, mais qu'on les accueille avec bonté, qu'on les réunisse aux justes, qu'on supplée à ce qui leur manque *.
Un autre fragment, publié par Pitra, nous montre Denvs tenant pour valide, en cas de retour à la santé, la réconciliation accordée à un malade : les dons de la grâce divine doivent être sans repentance2. C'était, on s'en souvient, la solution de saint Gyprien.
L'Église d'Alexandrie, au temps de Dèce, ne nous offre pas un autre spectacle que Rome et Carthage. Il semble résulter des paroles de Denys que l'initiative des confesseurs en faveur des lapsi y fut mieux accueillie que dans 1 Église de Carthage : mais sans doute elle y avait été moins indiscrète3. Par ailleurs, on y règle sa conduite d'après les mêmes principes qu'en Occident : charité compatissante au pécheur, avances faites au repentir, discernement dans l'appréciation de la faute. On n'y connaît pas plus qu'en Occident une règle uniforme et inflexible, s'opposanta/Won à la réconciliation des apostats4.
1. Voici les derniers mots : Mr] c>5v KKonEfiicc&jisBa robç îmarpéooYtaç, àX)' ii[xbnùc ôîytu[j.s9a, xaî zoîç, à-Xavîaiv Èyapi6(iS>p.sv, xai to Va\zT~ov àvajtXj]pôi[i.ev.
2. Spicilegium Solesmense, t. I. p. 16 : Et jaévtoi... impivoisv :w (3(f;>, 0£3(j.sû=iv U.ÈV ajfhç xai È-ayôfrs-.v zrXç, iaaprîai; oùx àxoXo'JÔov [tôt sat'vstat.
3. La formule par laquelle M. Ai.i.ard résume la conduite de Denys paraît très exacte : « Saint Denys ratifia la sentence provisoire des confesseurs, et réintégra dans l'Église les pécheurs repentants, avec lesquels les témoins du Christ avaient consenti à reprendre des rapports de charité. » Histoire des persécutions, IIIe siècle, t. I, p. 367.
4. J'ai le regret de ne pouvoir m'associer que très incomplètement au jugement de Mer Batiffol, Etudes d'histoire et de théologie positive, p. 124 : « On est, en 250, bien divisé sur le traitement des lapsi en danger de mort : à Carthage, on leur impose les mains, on les communie, ils sont tenus pour absous par Dieu; à Alexandrie, on les communie, ils sont tenus pour absous par Dieu; à Rome, on les communie, sans préjuger la sentence de Dieu. Mais, et ceci est le point capital, ni à Carthage, ni à Alexandrie, ni à Rome, on n'abandonne les lapsi. » La dernière ligne de ce jugement exprime une vérité certaine, et les observations de détail sur lesquelles ce jugement se fonde ont leur prix. Mais, outre que le relevé n'est pas complet, tant s'en faut, le hasard, qui nous a conservé dans tels et tels cas, et non dans