‹ L'édit de CallisteChapitre 200 sur 252 · FIN DU RIGORISME PÉNITENTIEL · texte numérisé non relu

FIN DU RIGORISME PÉNITENTIEL

La discipline rigoureuse qui excluait de toute réconciliation ecclésiastique les pécheurs coupables des fautes les plus graves, discipline dont nous avons constaté l'influence, à l'état sporadique, durant la première moitié du troisième siècle, devait entrer, l'année 251, dans une phase nouvelle de son histoire. Des controverses récentes avaient préparé son élimination définitive de la grande Église; désormais sa fortune apparaît liée à la vie du schisme cathare, inauguré par Novatien. C'est donc principalement en étudiant la suite de ce mouvement schismatique, que l'on peut ressaisir la trace des idées agitées autour de l'édit de Calliste.

Mais d'abord il faut nous efforcer de résoudre une question laissée en suspens : Quelle avait été, jusqu'au milieu du troisième siècle, la conduite de l'Église envers les homicides? Est-il vrai, comme on l'a souvent répété, que la réconciliation des homicides fut inaugurée à une date postérieure aux mesures d'indulgence prises par Calliste en faveur des impudiques et sous Corneille en faveur des apostats?

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