‹ L'édit de CallisteChapitre 206 sur 252 · Concile d'Ancyre, ap. Mansi, II · texte numérisé non relu

Concile d'Ancyre, ap. Mansi, II

Can. 21 : Il£pt xûv yovaixwv xâiv èxrcopveuouaœv xa"i àvatpouswv xà y£vvwpiEva xsù arzouôa^ouatov cpOdpia ixoiEfv ô jjlèv 7tp6x£po; opo; p^XP1^ èǰ^ov èxwXuasv, xaî xoJxu auvx(6£vxaf <ptXav0pro7idx£pov oi xi eGpdvx;; wp:'aap.£v oV/.aExrj xaxà xoù; PaOaouç xoù; wpiapivou;.

Can. 22 : ïlepi §xouato>v tpdvwv, Ù7i07Ujix£xojaav piv, xoù oi xeXei'ou èv t<3 xiXa xou p;ou xaxa£ioùa6<oaav.

Can. 23 : En\ àxouuîwv epdvwv, 6 piv TtpdxEpo; 8po; èv É7txaexia xeXeÛei xoù xeXei'ou p.£xaay£iv xaxà xoù; wptap.É'vou; Pa9p.oûç* ô 81 SsûxEpo; xbv 7t£vxaexrj ypdvov 7tXr)pwoai.

3. Cependant Funk, sans tenir compte de ce silence, conclut de la

TRAITEMBN1 DE l'hOMICIDE. 359

canon, relatif à L'homicide volontaire, stipule le droit du coupable mourant à la réconciliation. Ce droit n'étail pas contesté.

L'Occident tarda plus que l'Orient à entrer dans les voies de l'indulgence. Jusqu'au début du ivc siècle, la péninsule espagnole, isolée du mouvement disciplinaire qui s'était accompli en Italie et en Afrique, se signala par le maintien de prescriptions particulièrement sévères. C'est ce dont témoignent, un peu après l'an 300, les canons du concile d'Elvire contre diverses sortes d'homicide ou de complicité dans l'homicide '. Refus de communion, même au lit de mort, aux chrétiens qui, élevés à la dignité de flammes, donnent des jeux de gladiateurs2, au moins dans le cas où l'homicide se complique d'idolâtrie (can. 2) ou de récidive dans l'impudicité can. 3); à ceux qui causent la mort d'autrui par des maléfices (can. 6); aux femmes qui font périr l'enfant né de leur adultère (can. 63); aux délateurs qui parleur délation causent la mort d'autrui (can. 73). Pour une femme qui, dans un mouvement de colère, tue son esclave, la peine est plus bénigne : refus de communion pendant sept ou cinq années, selon les cas (can. 5).

Ces pénalités rigoureuses, derniers vestiges d'une discipline qui a dû exister plus anciennement hors d'Espagne, rejoignent l'assertion de Tei tullien et nous aident à la comprendre. Il serait excessif d'y voir l'indice d'une loi jadis universelle dans l'Église d'Occident. Le ive siècle ayant d'ailleurs fait fléchir

tendance générale de cette collection de canons qu'il dut y avoir adoui i ssement même sur les points où nous n'en sommes pas avertis. KGAU.. t. I. p. 163. Cela paraît tout à fait illogique.

1. On trouvera ces canons chez Ma.nsi. t. II. col. 5 sqq.. ou chez Hbfble-Lbclercq, t. I. p. 221 sqq.

2. Can. 2 : « Plaçai! eos aec in finera accipere communionem. » — Cf. can. :; : « Plaçait alterius liis non esse dandam communionem.

illusisse de dominica communione videantur. » — Sur les (lamines chrétiens, voir L. Duchesne, dans Mélanges Renier, 1886. La dignité de Mamine, instituée en vue du culte <lc l'empereur, était surtout une magistrature civile, et ceci explique pourquoi souvent des chrétiens i rurenl pouvoir l'accepter; néanmoins elle engageait presque fatalement soit dans des compromissions idolâtriques, soit dans d'autres pratiques réprouvées par l'Église, telles que l'organisation des comble gladiateurs. De là les sévérités du concile.

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partout cette antique rigueur, nous arrêterons ici les recherches relatives à l'homicide.

LA DISCIPLINE DES ÉGLISES d'ûRIENT AUX IIIe ET IVe SIÈCLES.

Le refus de pardon aux apostats de la persécution avait été le mot d'ordre du schisme novatien à ses débuts. Parti de Rome, ce mouvement eut une répercussion immédiate en Orient, jusque sur le premier des sièges d'Asie. Pour arrêter sur la pente du schisme le patriarche Fabius d'Antioche, ce ne l'ut pas trop des efforts réunis du pape Corneille et du patriarche Denys d'Alexandrie. Donc il y avait en Orient un parti de la rigueur. Quand même ce fait ne nous serait pas révélé par des documents contemporains du schisme, nous pourrions l'induire de la littérature postérieure, qui fait souvent allusion aux rigoristes asiatiques.

On s'accorde à placer durant la deuxième moitié du 111e siècle et en pays syriaque la composition de la Didascalie des apôtres, qui renferme le droit ecclésiastique de l'Orient et a servi de base à d'autres compilations postérieures, telles que les Constitutions apostoliques. Cette Didascalie reflète manifestement l'état des Églises orientales à la date de sa rédaction. Le schisme novatien est brisé, mais les tronçons cherchent à se rejoindre, et l'évêque légitime doit lutter contre la recrudescence du rigorisme. Nous citerons la meilleure partie du chapitre intitulé : Des: pécheurs et de ceux qui font pénitence ' :

Juge donc, ô évêque, avec pouvoir, comme Dieu tout-puissant, et reçois avec miséricorde ceux qui se repentent, comme Dieu toutpuissant, réprimande, recherche et instruis, parce le Seigneur Dieu a promis aussi avec serment la l'émission à ceux qui ont péché, comme il l'a dit dans Ezéchiel (xxxm, 10-11).

1. A défaut du texte grec original, on peut lire la Didascalie des Apôtres dans une traduction syriaque, publiée pour la première fois par Paul de Lagarde en 1854. M. l'abbé Nau en a donné dès 1902 une version française, qu'il a revue et publiée «le nouveau en 1912. Nous citons cette dernière édition, ch. vi, p. 49 sqq.

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