ÉGLISES D'ORIENT. 3G
Il donne donc espoir à ceux qui pèchent que, lorsqu'ils se repentiront, ils trouveront le salut dans leur repentir; afin qu'ils ne perdent pas leur espoir, ne demeurent pas dans leurs péchés et ne les augmentent pas, mais qu'ils se repentent, qu'ils gémissent, qu'ils pleurent leurs péchés et qu'ils se convertissent detout cœur...
Toi donc évoque, juge d'abord avec sévérité, puis, plus tard. reçois (le pécheur) avec miséricorde et pitié, pourvu qu'il témoigne se repentir, réprimande-le. punis le, persuade-le et purifie-le selon le Ps. lxxiii, 19; 1er., vin, 4-5...
Ainsi, reçois celui qui se repent lorsqu'il ne te reste pas le moindre doute. Ne te laisse pas détourner par ceux qui n'ont pas de miséricorde et qui disent : « Il ne faut pas se souiller avec ceux-là » ; car le Seigneur dit (Dt.. xxiv, 16; Ez., xiv, 13.14)...
Il n'est donc pas nécessaire que vous obéissiez à ceux qui veulent la mort, haïssent leurs frères, aiment les fautes et sont prêts à tuer sous un prétexte quelconque; mais aidez les malades, les hommes en danger et les pécheurs pour les délivrer de la mort, sans (tenir compte de) la dureté du cœur, du langage et de la pensée des hommes. Il ne te convient pas en effet, ô évêque, puisque tu es la tête, d'obéir à la queue, c'est-à-dire au séculier, à l'homme querelleur qui veut la perte d'autrui, mais occupe-toi seulement de la parole du Seigneur Dieu. Pour ne pas laisser croire aux hommes qu'ils périssent ou sont attachés par les péchés des autres, coupe la mauvaise pensée. Ez., xvm.
Vous voyez, mes fils chéris et aimés, combien les miséricordes du >.i^neur notre Dieu sont grandes, ainsi que sa bonté et son affection à notre égard : il demande de se repentir à ceux qui ont péché, il parle d'eux en beaucoup d'endroits et ne laisse pas de place à l'opinion des hommes au cœur dur, qui veulent juger et décréter sans miséricorde et rejeter complètement ceux qui ont péché, comme s'il n'y avait pas de pénitence pour eux. Dieu n'était pas ainsi, mais il appelle aussi les pécheurs à la pénitence et il leur dit de ne pas penser qu'ils portent les péchés des autres ou qu'ils y participent. Recevez donc simplement et avec joie ceux qui se repentent. Ez., xxxiii, 12-20...
Il vous faut donc, ô évèques, d'après les saints Livres, juger avec pitié et miséricorde ceux qui pèchent. Car si tu abandonnes dans le ïleuve celui qui marche le long de la rive d'un fleuve et qui tombe, c'est comme si tu l'avais poussé et si tu l'avais jeté dans le fleuve, et tu as commis un meurtre. Mais si un homme tombe sur le bord d'un fleuve et se trouve près de périr, tu lui tendras aussitôt la main et le retireras pour qu'il ne périsse pas complètement. Tu agiras ainsi, afin que ton peuple sache et comprenne, et que le pécheur ne périsse pas complètement.
Quand tu verras un pécheur, fàche-toi contre lui et fais-le mettre dehors. Quand il sort dehors, qu'on lui fasse des reproches, qu'on l'interroge et qu'on le maintienne en dehors de l'église, puis, que l'on entre et que l'on intercède pour lui, parce que notre Sauveur a intercédé aussi près de son Père pour les pécheurs, comme il est écrit dans l'Kvangile (Le. xxiii. 34 1 .. . Alors, ô évêque, fais-le entrer
et demande-lui s'il se repent; s'il est digne d'être reçu dans l'église, impose-lui des jours de jeûne d'après son péché, deux semaines, ou trois, ou cinq, ou sept, puis laisse-le aller; après lui avoir donné les réprimandes et les enseignements convenables, reprends-le et dis-lui d'être humble, de prier et de supplier durant les jours de son jeûne pour devenir digne de la rémission des péchés, comme il est écrit (Gen., iv, 1) : Tu as péché, cesse (de pécher); ta pénitence sera sur toi (= fais pénitence) et tu domineras sur lui (le péché). Le Seigneur dit aussi à Marie, sœur de Moïse, quand elle eut parlé contre Moïse. puis qu'elle se repentit et fut jugée digne de pardon [Num., xn, 14 1 : Si son frère lui avait craché à la figure, n'en rougirait-elle pas? Qu'on la sépare sept jours en dehors du camp, puis, qu'elle rentre. Il faut donc que vous fassiez ainsi à ceux qui se repentent de leurs péchés, que vous les fassiez sortir de l'église selon la grandeur de 1 eurs fautes, puis, que vous les receviez, comme des pères miséricordieux...
On lit encore dans le chapitre Sur les évêques [ :
. .. Comme tu dois rendre raison pour beaucoup, aie souci de tout le monde, pour conserver ceux qui sont sains; quant à ceux qui ont péché, instruis-les. réprimande-les, punis-les. allège-les par la rémission.
Quand celui qui a péché se repent et pleure, reçois-le, et tout le peuple priant pour lui, place ta main sur lui, et permets-lui d'être dans l'église. Quant aux dormeurs et aux relâchés, retourne-les, éveille-les, fortifie-les, interroge-les, guéris-les. Car tu sais quelle sera ta récompense si tu agis ainsi, et quel danger te menace si tu agis autrement. Ez., xxxiv...
Enseigne donc et instruis tout homme, et si quelqu'un mérite une réprimande, réprimande-le et punis-le, mais pour le ramener et non pour le perdre. Instruis-le en vue de la pénitence...
Lie ce qui est brisé [Ez., xxxiv, 16), c'est-à-dire lie par une prière de pénitence celui qui est blessé ou frappé ou brisé par ses péchés, ou boite dans le chemin de la justice; guéris-le, relève-le de ses péchés et réconforte-le, montre-lui qu'il a de l'espoir. Lie (sa blessure), guéris-le et fait-le entrer dans l'église.
Convertis l'égaré, c'est-à-dire ne laisse pas dehors celui qui a été chassé pour ses péchés et qui est sorti dehors en punition, mais enseigne-le, instruis-le, ramène-le et reçois-le dans ton troupeau, c'est-à-dire dans le peuple de l'Eglise.
Recherche celui qui est perdu, c'est-à-dire n'abandonne pas à une perdition complète celui qui a perdu l'espoir sous la multitude de ses péchés et s'est abandonné à la perdition, de crainte qu'il ne s'endorme dans un mépris et une négligence excessives, et n'oublie sa propre vie dans la profondeur de son sommeil, puis ne s'éloigne et ne s'écarte du troupeau qui est l'Eglise, pour tomber dans la perdition : quand il sera hors de l'habitation (le parc, l'Église) et s'éloignera du