‹ L'édit de CallisteChapitre 21 sur 252 · II Cor., v, 18 : Auutovfav ty,; ■/.y.-a.'tXi-fiz · texte numérisé non relu

II Cor., v, 18 : Auutovfav ty,; ■/.y.-a.'tXi-fiz

3. Voir II Cor., n, 5-11. — 4. Tertullien, De pudicitia, 13-17.

5. Cornei.y, Commentarius in Epistolam Ii,m ad Corinthios, Paris, 1892, cite Origène, saint Grégoire de Nazianze, saint Isidore de Péluse, Psendo-Athanase, saint Pacien, saint Ambroisc, saint Augustin, saint Grégoire le Grand, et les commentaires de saint Jean Clu-ysostome, Théodoret, Ambrosiaster, Primas ius, etc.

désordres plus ou moins semblables à celui que la première épître avait noté si sévèrement1; les coupables n'en étaient pas moins, aux yeux de saint Paul, des enfants de l'Église, enfants coupables, mais nullement désespérés; Paul s'efforce de provoquer leur repentir, et rien ne donne à penser qu'il dût se montrer inexorable aux vrais convertis. On ne peut donc écarter a priori, comme invraisemblable, l'idée du pardon accordé à l'incestueux. Par ailleurs, il y a une si exacte correspondance entre le désordre flétri dans la première épître et la situation décrite dans la seconde, que le rapprochement des deux épîtres résout très heureusement une foule de questions historiques2. Laissons de côté ces questions, dont le détail nous entraînerait trop loin. Il reste à tout le moins probable que, conformément au sentiment commun des Pères, l'apôtre réconcilia le pécheur scandaleux qu'il avait d'abord retranché de l'Église.

On a d'autant moins le droit d'écarter a priori cette hypothèse, que d'autres épîtres de saint Paul nous révèlent des situations plus ou moins semblables à celle décrite dans la première épître aux Corinthiens, et laissent entrevoir une solution semblable à celle que nous avons cru discerner dans la seconde. C'est dans, l'épitre aux Galates, cette invitation à Ja correction fraternelle3 : « Mes frères, si l'un d'entre vous

1. II Cor., xil, 20-21 : <to6oufj.at yàp p5 r.wç IXôwv où-/^ oYouç 6sXw eSpw up.aç, xàytû supeOio up.îv oiov où OsXsxs, p.7] r.oyç l'ptç, ÇyjXoç, 8u|jlo(, âptGîfat, xaiaXaXtaf, ^i8uptCT|j.o(, çuaiwasiç, (JxaTaaTaai'af [j.tj jiàXiv èXôovroç piou tanv.vœcrrj |j.e ô 6e6? [aou 7tpbç &fias, y-cù TcevOrJaw xoXXoùç twv xpor)pLapxr]xdTwv /.ai ;atj |ieTavo7]aaVTwv kizl ttj àxaôapai'a xoù ^opvst'a xai àaeXyei'a r, £7cpaÇav. — Rapprocher vu, 9-12.

2. C'est le sentiment, fortement motivé, de F. Prat, Théologie de saint Paul, t. I, p. 197, Paris, 1908. Voir également Jacquier, dans le Dictionnaire de la Bible, t. I, 998 (1899) ; Fillion, La Sainte Bible commentée, t. VIII, p. 225 (1904); Belser, Der ztveite B rie f des Apostels Paulus an die Korintlier, Freib.i.B., 1910. — Plusieurs exégètes modernes sont d'un sentiment contraire, ainsi Lemonnyer, Les épitres de saint Paul, t. I6, p. 190-192 (1908); Toussaint, Épitres de saint Paul. t. I, p. 451-452 (1910). Parmi les protestants, A. Robertson, dans Dictionary of ' the Bible (Hastings), t. I, 493-4 (1898); W. Saxday, dans Encyclopaedia biblica, t. I, 901 (1899); P. Bachmanv, Der zn'eite Brief des Paulus an die Korintlier, Leipzig, 1909.

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