LES DERNIERS NOVATIENS
Au quatrième livre des Institutions divines, Lactance, après avoir énuméré les sectes diverses qui se disputent des lambeaux de l'héritage chrétien, et revendiqué pour la seule Église catholique le vrai culte de Dieu, ajoute : On la reconnaît à ce signe qu'elle possède la confession et la pénitence, qu'elle applique aux péchés et aux blessures, auxquels est sujette l'humaine faiblesse, un remède salutaire2. Effective-
1. Ainsi, canon 13 de Nicée : « ... il 8s àTïoyvwjOà; xaî xoivwv'aç ^âXiv Tjywv, jïdtXtv èv xotç Çwatv sÇsTaaOïj, [xzxol tïov xowovoiivtwv ttJç sù/% [i.dvrj; k'a-w. — Mansi, t. II, 673 D, ou Hefele-Leclercq, t. I, 594. (Le texte est mutilé dans DB.. n. 57).
2. Lactance, Divin. Institut., IV, 30, PL., VI, 543-544 : « Sed tamen quia singuli quique coetus haereticorum se potissimum christianos et suam esse catholicam Ecclesiam putant, sciendum est illam esse veram in qua est confessio et paenitentia, quae peccata et vulnera, quibus subiecta est imbecillitas carnis, salubriter curât. » — Lactance n'est pas une autorité théologique, mais c'est un témoin éloquent de la vie ecclésiastique au temps de Constantin. Certaines de ses paroles, détachées de leur contexte, donneraient l'impression d'une discipline inexorable, par exemple celles-ci, Divin. Inst., VI, 13, 685 A : « Ignoscitur itaque iis qui ad peccatum imprudenter incauteque labuntur; veniam non habet qui sciens peccat. » Mais cette parole marque seulement la distinction des fautes vénielles et des fautes graves ; par ailleurs, Lactance ne connaît pas de faute irréparable. Voir ibid., VI, 24, 722 A : « Nec tamen deficiat aliquis aut de se ipse desperet si aut cupiditate victus aut libidine impulsus aut