I.l.s DBRNIBRS NOVATIBNS
nient, à la veille du grand déchirement arien, l'administratiou de la pénitence constituait la différence essentielle entrele catholicisme et le plus notable des groupes dissidents, le groupe cathare.
Le mouvement cathare, qui nous intércsse'ici du seul point de vue de ses attaches historiques, se propagea parallèlement au catholicisme durant plus de deux siècles, avec une affectation d'austérité qui n'excluait pas toujours la grandeur morale. Nous avons déjà dit comment ni les antécédents de son initiateur ni les circonstances concrètes où il prit naissance ne permettent de méconnaître, à l'origine de ce mouvement, une question de personnes, cherchant à s'abriter derrière des principes. Le schisme ne cessa de se donner pour ce qu'il n'était j^as, et, à une certaine distance de son berceau, prétendit bien n'avoir pas d'autre raison d'être que de représenter la pure tradition chrétienne. Il faut examiner cette prétention.
L'Égalise se garda bien de renier les éléments de christianisme authentique détenus par le schisme. Le concile de Nicée, par exemple, décréta1 que les clercs novatiens, lorsqu'ils demanderaient à passer au catholicisme, pourraient être accueillis dans les rangs du clergé. La valeur du baptême conféré par les novatiens fut affirmée à diverses reprises par un décret du concile de Laodicée2 (entre 343 et 381), par divers documents émanés des papes saint Sirice3 et saint Innocent'1. L'écart n'en subsistait pas moins profond entre l'esprit catholique et l'esprit schismatique.
Du vivant même de Novatien, l'auteur du traité pseudo-
errore deeeptus aut vi coactus, ad iniustitiae viam lapsus est. Potest enim reduci ac liberari, si eum paeniteat actorum et ad meliora conversus satisfaciat Deo. »