‹ L'édit de CallisteChapitre 46 sur 252 · Mand., iv · texte numérisé non relu

Mand., iv

avouer que les apparences sont bien trompeuses; d'autant que nous rencontrons entre deux un autre membre de phrase qui fait trait d'union, et ne se peut arracher ni de l'un ni de l'autre extrême :

IIoXiSirîcXaYXVOç o3v wv S Kiipioç ïeTzXaf/y^'O • • • >tal sôijxev rîjv [i,etavoiav Taii-njv, /.a1. i;j.:''. r, IÇoufffaTîjç [AeTavoiaç taiitr/ç s;;0y;.

Comme il s'agit tout le temps de la même pénitence, vraisemblablement il s'agît aussi du même appel.

Le pronom emphatique ixeivrjv se réfère tout naturellement au contexte antécédent ; mais il serait tout à fait impropre à rendre soit le sens de la première personne, soit une idée touchant au sujet grammatical. Encore qu'Hermas ne ?oit pas un helléniste bien délicat, il n'ignore pas assez les nuances pour méconnaître celle-ci '. On ne peut mieux commenter ici la valeur du pronom èxetvvjv qu'en recourant au parallélisme fourni par les premières lignes de ce morceau 2 : r( [xeTavoia sxefvï] z-t zl: xo Sdwp v.x-izr^.t/. y désigne précisément le baptême. Nous venons de voir, au contraire, qu'en parlant de la pénitence à laquelle il est préposé, le Pasteur dit à deux reprises : ttjv [xexavoiow Taunqv, xfjç, [xeravofaç -xJ-.r^. Il s'agit ici de la pénitence postbaptismale.

2° Ces conclusions s'imposaient déjà à Clément d'Alexandrie, qui, dans les Stromates, commente cette page d'Hermas3 et lui donne précisément le sens auquel nous sommes parvenus par une étude directe. Il faut transcrire ici ce commentaire, dont l'exactitude substantielle est tout à fait digne d'éloges4.

1. On pourra s'en convaincre en parcourant Y Index patristicus de Goodspeed (Leipzig, 1907) au mot Ixetvog.

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