Mand., iv, 1, 11; Sim., v, 6, 1-4; ix
3. Sim., vin, 3, 3. 5. — • Inutile de faire observer que le nom d'ange ne suffit pas par lui-même à suggérer l'idée d'un appel, xXï)ac?. La mission du Pasteur consiste à donner la pénitence aux appelés de Dieu. {Sim., vm, 11, 1.)
'i. Sim., vi, 3, 6 : "Otxv 6Ài6toai -cta/] OXtyetj tote IjjLot. -apaôfôovTa: gîc àyaO^v r.z'.oii-zj xal lo^upoTïOtouvxat Iv x^ 7:(aT:L tou kjpi'ou...
5. l'armi ceux: qui ont cru l'y trouver, nommons Zahn, Z>er Uirt des Hermas, p. 353, Gotha, 1868; Gebiiardt-IIarnack-Zahn, Patrum apostolicorum opéra3, fasc. m, p. 83, Lipsiae, 1877; Funk, KGAU. t. I, p. 170. Contrairement à son habitude, le R. P. Stci-leu a suivi -ui<e point les errements de Funk, ZSKT., 1907, p. 463. 466. 470.
6. Qu'il suffise de citer, pour saint Paul, I Cor., vu, 15-24 : 'Ev ôk
c^vr, x£xXt)XEV u;J.àç 6 8sd$ ... Et aï, iy.âar'o w; [icpipMEV 6 Kûpto;, ixaTTOV o'j;
les Pères apostoliques, pour qui xX^ri; n'a jamais d'autre sens1. Ce vieux mot chrétien ne pouvait être détourné de son acception normale sans un avertissement, ici d'autant plus nécessaire que le contexte met xXîJoxç en relations avec le baptême. Nous traduirons donc : \j.t-.y. rijv xXfjoiv ixsivvjv tyjv \).vi:jj:r{> y.y.\ r£;j.vr,v : après ce grand et solennel appel de Dieu, qui fait les chrétiens2.
Mais cette page ne présente pas d'autres stratifications que celles répondant à la pénitence prébaptismale et à la pénitence postbaptismale ; il n'y faut pas chercher de sous-distinctions entre la discipline antérieure et la discipline postérieure à la mission présente du Pasteur. C'est en ternies tout à fait généraux qu'il a dit : « Pour les néophytes d'hier ou de demain, pas d'autre pardon en perspective que le pardon baptismal » ; c'est également en termes tout à fait généraux qu'il ajoute : « Celui qui pèche après ce grand et solen-
X£xXr)XSV ô Wso:, 0'j7">: -£pij;aT£:7io ... nEpi7i7;j.rl;j.Évo: tiç ixXïj6r|; ;j.tj È-ij7tâa8oj. 'Ev àxpo6u<ma xlxXr)Tai nç; ;j.ï, -cp[TE;.i.v;a9'j) ... "Excaroç Iv xrj xX7]'asi rt èxXr|f)rj, Iv taûxT) [xïvixu). ÀouXoç èxXtJOtjç; <i:r\ uoi [leXé'Tto' à/.À' il xa\ oûvasat îÀïjOïpoç Y£vÉo6at, [xàXXov ypr,aat. 'O yào &v Kupîo) xXï]0e\ç ôouÀoç iresÀsûôspoç Kupiou îatfv • ôfxofroç 6 Tas-JOiocç xXr(6slç ^ojXo'ç èa-iv Xptatou ... 'ExaaTo; Iv 5 ixXij&i), àScXcpof, Iv tout»-) [tEvéxcû rcapà 8etS. — Rom., xi, 29; I Cor., i, 26; Eph., i, 18; iv, 1; Phîl;, m, li; II Tlies.. i. 11; ajouter //e£., m. 1; — pour saint Pierre, II Pet., i, 10 : Aiô ;j.x/.Xov, àôsX<po(, a^ouoâ^aTE p^oai'av ùij.û>v -i)v xXrjaiv xxi î/.Aoyir,v -o'-eT^xi ■ txjtx yàp 7toiojV7î: où |«] ^Ta^r^É 7707s. —
Les exemples de /.aX<3 ne se comptent pas. Voir Creher-Kôgel, Biblisch-tlieologisches Wôrtevbucli der NTGràzitât, p. 561 sqq.
1. Le mot xX?;<ji; ne se trouve, en dehors d'Hermas, que deux fois chez les Pères apostoliques. Il n'est pas indifférent de le rencontrer à Rome, sous la plume de Clément, I Clem., 46,6 : ,%H où/1 êva ôeôv l'/oasv xai êva Xpia-ov xa"i k'v IIvESaa 7^; yftpitoç to IxyuOév i'f' ''(;jlx:, xx\ [lia /.Xrjatç èv XpiaT'o; — L'autre exemple vient, après une allusion au baptême, Barnab., 16,9 : O Xo'yoç aùtov Tfjç roaie'-oç, f, xXrjai; xÙ7oj 7rj: £^ayY£- À:aç, fj aoïua twv â'ixatwji.àTojv. — L'épître de Clément est adressée : xXïjtoîç
rjixaaévoiç Iv OeÀrîiAXTi 0so5 oià 7o3 Kupt'ou ï)[XÛV 'Irjaou XpUTOJ.
2. La solution que nous proposons a déjà été donnée par Hugenfeld. Hermae Pastor, p. 172, Leipzig, 1881; H. Weinel, Hanc'buch zu denNTlichen Apocryphen. herausgegeben von E. Hexxecke, p. 303. Tubingen, 1904; Baumeister, Die Ethik des Pastor Hermae, Freib. i. B., 1912, p. 71-74. — Si je l'entends bien, Preuschen est du même avis. Handivôrterbuch des NT., s. v. xXrîaiç. De même, Rauschex, p. 138; Leloxg, Le Pasteur d'Hermas. texte et traduction française, Paris, 1912, p. 86.
nel appel, a en perspective une pénitence. » Nous croyons avoir démontré rigoureusement que ce « grand et solennel appel » n'est pas l'appel du Pasteur, par cette raison surtout qu'il n'y a pas d'appel du Pasteur. Si néanmoins on veut distinguer deux disciplines, on se trouve aux prises avec une difficulté insoluble. Car on devra réconcilier ces deux assertions :
'E-epa [i.£Tavoia oùx eoriv s'. \).rt IxeCvYj, gts ûq uSwp x,aT£ÔY)(Jt.ev. Mexa tyjv kX^ctiv Ixsiviqv... iàv xtç â[/.apTfyJY], fjuav [Astavoiav ^Xei'
La première nie l'existence d'une pénitence postbaptismale; la seconde l'admet, et l'on se souvient que le Pasteur fait sienne l'une et l'autre assertion. Comment les réconcilier?
Une première manière consiste à admettre que, dans la première assertion, Je Pasteur énonce une loi générale, et dans la seconde une dérogation à cette loi, à l'occasion de sa mission extraordinaire.
Mais il faudrait avoir le droit de faire intervenir ici cette mission extraordinaire. Or on n'a plus ce droit, si l'on a tant fait que de reconnaître dans x,Xî}<7iç une simple allusion à la vocation chrétienne : car par là même, on a tranché le dernier lien qui pourrait paraître rattacher cette page aux circonstances spéciales marquées dans les Visions et les Paraboles. En effet, tandis que les Visions et les Paraboles nous montrent l'opportunité exceptionnelle des avertissements du Pasteur en vue de la parbusie imminente, les Commandements ne présentent rien de tel; leur valeur est universelle, indépendante des circonstances concrètes où ils sont formulés, et la mission de Pasteur n'y revêt aucun caractère spécial d'actualité. Elle est, de sa nature, permanente, et rien ne suggère l'idée d'une dérogation à l'occasion de la parousie, dont il n'est pas même question. Il n'est pas davantage question de persécution imminente ni de la construction de la tour : en faisant intervenir ces pensées étrangères, on trouble toute l'économie de cette partie du livre, qui promulgue les lois ordinaires de la morale chrétienne et forme un tout à part. A moins de vouloir, contre toute logique, enfermer la règle dans l'exception, on ne peut ni enfermer
les Commandements dans les limites de temps marquées par les Visions et les Paraboles, ni demander à celles-ci la raison de ceux-là.
Une seconde manière — et nous la croyons seule légitime — consiste à admettre, comme le Pasteur lui même nous y invite — lâet -;âp, etc., — que, dans la première version, il propose un idéal et que, dans la seconde, il énonce la triste réalité, à laquelle Dieu, dans sa miséricorde, a pourvu. Après le baptême, on ne devrait plus pécher; mais comme la faiblesse de l'homme est telle que néanmoins il pèche, Dieu a établi une pénitence après le baptême1; j'en ai le gouvernement.
Avant de quitter cette page d'Hermas, nous appellerons encore l'attention sur une expression notable et diversement comprise. Au sujet du pécheur qui ne se convertit jamais que pour retomber, le Pasteur nous dit que cet homme ne peut guère vivre2, BixrxôXwç postai. Qu'est-ce à dire? qu'il est perdu sans espoir? On l'explique parfois ainsi; mais, croyons-nous, aux dépens du vrai sens du mot §ocm6Xa>ç, qui a été ici très soigneusement choisi. Ce mot marque une extrême difficulté; il ne marque pas une impossibilité absolue, soit en général dans la langue grecque, soit en particulier dans la grécité d'Hermas, comme il résulte des autres exemples dont nous donnons en note le relevé complet3. Ce que le Pasteur a voulu
1. Que les mots : ixsxâvota laxi, ijuxavoiav ï/u se réfèrent à la possibilité d'une pénitence dans l'avenir, cela résulte d'innombrables exemples, notamment Mand., iv, 1, 8. Zahn lui-même en convient, p. 353. Comparer les formules équivalentes. Sim., vin, 6, 5 : "E-^ouatv ÈÀzioa xou |jLEravo^aai; 7 2 : Toûxoiç... infxeixat [isxâvoia, laxiv Iv aùxoï; Ikitiç [lÊTavoÉaç, etc.