Mand., iv
:!. Mand., IX, 6 : lia; vàp ofyjyoç àvrjp, làv [xrj [AEtavorfar), 8uax6Xu>; awQr;asxoa.
XII, 1.2: 'ÂYpta Y«p Istiv ?] £7ii9u!j.(x rj jw>VY]pà xa\ ouaxoXwç Tjjxepouxat.
■Sï/».. VIII, 10, 2 : 'Ev tojto'.ç ouv vr-z-i a3xavo(a; iy.Tc'ç, 8xi àyaÔot tcxvxoxî I'Évovto" oji/.o'àwç oi xtç a-jxûv à7to9avstxai.
ix 20. 2 : Oi oè 7tÀoûa;oi ou7/.6Xo); xoXXâJvxai xoïç oouXotç tou 0sou, tpoSo'ju.svot u^ xt a'.Tiaôwatv ûtc' aùràiv oi xotouxoi oùv SjjxoXcoç eiaeXeuaovxat sîç xtjv rx^iÀsi'av xou 0îou. 3. "ti'JTXEc vas iv tpt6oXotç yttjivoï? ttoî'i 7;eoi7:ax£tv 5u7xo).6v
dire, et ce qu'il dit en eifet très exactement, c'est que de tels inconstants, perpétuellement ballottés entre le vice et le repentir, n'ont guère de chances d'arriver à l'état stable qui assurerait leur salut : il leur faudrait pour cela une résolution énergique, dont ils ne paraissent guère capables, et qu'on ne peut sans témérité attendre d'eux, d'autant que leurs perpétuelles infidélités sont faites pour lasser la clémence divine. Mais il n'a pas, pour autant, rétracté ce qu'il dit en cent endroits du Pasteur, de l'efficacité du vrai repentir. C'est parce que de telles gens ne se montrent pas capables d'un tel repentir, qu'en fait ils sont à peu près désespérés. Ce mot diversement compris nous paraît un exemple de plus de la thérapeutique spirituelle du Pasteur, avant tout préoccupé de faire vouloir, et dosant la vérité selon l'état présent des âmes auxquelles il s'adresse. A ce pécheur
IdTtv, outoj xa\ roïç Toiouirot; SûoxoXdv ia-v/ etç xV,v (îaTiÀêiav xou 0£ou EtasXQefv.
IX. 23, 3 : Oi oï tAEyaXaç ïyovreç a/tjax:, ouro; jtapajtovot sîat t<xîç xaxaXa-
Xfatç aù-ôJv xai u.V7)aixaxot y;vov~at p.Y]vtwvT£; dtXXrJXoi;, oûxoi oùv &no ~ou
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M. Rauschen écrit, p. 141 : « Sans aucun doute, le mot 8uax6Xwç a ici le sens d'une pleine négation, comme il l'a dans d'autres passages. » Et il apporte Mancl., ix, 6 et Sim., ix, 23, 3. Ces deux passages disent précisément la même chose que Mand., iv, 3, 6, et presque dans les mêmes termes; donc, à moins de vouloir prouver idem per idem, on doit avouer qu'ils ne peuvent servir à avancer la question. Le parallélisme de Mand., îx, 5, où ouaxo'Xco; ne figure pas, ne l'avance pas davantage. Restent les autres exemples, auxquels M. Rauschen n'a pas touché, sans doute parce qu'ils détruisaient sa thèse. Mand., xn, 1, 2, ilermas dit que la passion est mauvaise et difficile à apprivoiser; il ne dit pas : impossible. Sim., vin, 10, 2, il parle des pécheurs dont on peut espérer la pénitence et le salut; il conclut qu'ils se perdront difficilement, qu'ils ont toute chance de se sauver, non qu'ils se sauveront infailliblement. Sim., ix, 20, 2, il nous dit que les riches ne s'attachent pas volontiers aux serviteurs de Dieu, et conclut qu'ils entreront difficilement dans le royaume de Dieu. C'est exactement la parole évangélique : M t. . xix, 23 : '\\xr\v Xlyot jijûv 8ti jtXoiaioç ê>uay.6Xwç eîaeXeiiasTat d; -i;> fJowtXei'ow twv oipavwv, et textes parallèles, Me. . x. 23; Le, xvm, 24. La même parole revient à la ligne suivante, appuyée d'une comparaison : il est aussi difficile au riche d'entrer dans le royaume de Dieu qu'il est difficile de marcher nu-pieds parmi les ronces. Pour pénible que soit la chose, on ne peut pas la dire physiquement impossible. En somme, tous les textes utilisables déposent contre l'interprétation de M. Rauschen.
invétéré, il veut qu'on ne dissimule pas la gravité de son état; il ne veut pas qu'on lui ôte tout espoir.
Nous avons suivi le texte pas à pas, nous efforçant de donner à chaque détail sa valeur exacte. Parmi les idées que nous avons écartées en cours de route, il en est qui nous semblent devoir être écartées définitivement, et, si nous ne nous flattons, l'interprétation que nous avons suggérée présente sous un aspect plus cohérent l'enseignement du Pasteur. Il faut renoncer à l'entendre tout entier, si l'on veut prendre toutes ses paroles à la lettre et y retrouver la formule précise du dogme et de sa discipline. Nous ne contestons pas qu'on puisse demander à ce livre des lumières sur le dogme et sur la discipline; mais on ne les obtiendra qu'à condition de le bien lire, non comme un traité de dogme ou de discipline, car il n'est ni l'un ni l'autre, mais comme un traité de pastorale et d'ascétisme; car c'est là, incontestablement, ce qu'a voulu écrire flermas. Les visées toutes pratiques de l'auteur ne lui permettent de toucher qu'incidemment, et pour ainsi dire obliquement, les positions dogmatiques et les statuts disciplinaires de l'Église; pour y avoir cherché ce qu'il n'a pas voulu y mettre, on s'est parfois mépris sur la portée de certaines assertions, aussi bien que sur l'intention de l'ensemble.
De plus, il est manifeste, par la tendance générale des développements d'Hermas, qu'il subordonne tout à l'idée de la parousie imminente. Les temps sont proches; nul n'est sûr du lendemain; la construction de la tour avance; retardée en faveur de quelques-uns, pour leur donner le loisir de faire pénitence, elle ne sera pas retardée indéfiniment1. Il faut se hâter avant le terme, et ne pas escompter un avenir incertain. Voilà pourquoi les invitations à une prompte pénitence abondent sur les lèvres du Pasteur2.
Nous avons reconnu ce caractère eschatologique des visions et des paraboles, maisnousavons refusé de l'étendre auxcom-