‹ L'édit de CallisteChapitre 50 sur 252 · Sim., ix, 19 sqq., et passim · texte numérisé non relu

Sim., ix, 19 sqq., et passim

mandements du Pasteur. Ce qui caractérise en effet les commandements, c'est la préoccupation de tracer des règles de vie pratiques en tout temps. Il faut revenir sur ce point, pour achever de résoudre une objection.

D'où vient qu'Hermas fait allusion à la parole de certains maîtres, — fjxouaâ icapà tivwv StSaaxâXwv, — et si ces maîtres ne disaient rien d'autre que tout le monde, pourquoi les distinguer? Nous avons déjà fait observer qu'Hermas approuve à la fois l'enseignement de ces maîtres et un enseignement en apparence contraire : il faut donc ou bien admettre une contradiction interne dans sa réponse, ou bien l'interpréter. Mieux vaut l'interpréter. Il suffit de supposer que les certains maîtres bornaient volontairement leur perspective aux besoins présents d'une catégorie d'auditeurs, c'est-à-dire des catéchumènes et des néophytes. On l'a vu plus haut, l'auteur de l'épltre aux Hébreux usait déjà d'une certaine économie en écrivant aux judéochrétiens ' : « Il est impossible que ceux qui ont été une fois initiés, qui ont goûté le don céleste, qui ont reçu le Saint-Esprit, qui ont goûté la belle parole de Dieu et les vertus du siècle à venir, puis sont tombés, soient renouvelés pour la pénitence, alors qu'ils crucifient à nouveau pour eux-mêmes le Fils de Dieu et le livrent à l'ignominie. » C'est ce que fait le Pasteur luimême, en disant aux catéchumènes et aux néophytes : « plus de péché après le baptême » ; aux vieux chrétiens, déjà tombés : « plus de péché après la seconde pénitence- ». Cette seconde parole elle-même n'a qu'une valeur relative, et Hermas se garde bien d'ajouter : « Quiconque tombe après la seconde pénitence est perdu sans retour. » Il se contente de dire : « Il n'y a pas, dans l'Église, de troisième pénitence ; le sort de ceux qui retomberaient est bien inquiétant. » Mais le seul fait qu'il distingue le cas de pécheurs convertis une fois après le baptême du cas de pécheurs qui ne se convertiraient que pour retomber indéfiniment, montre bien que

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