‹ L'édit de CallisteChapitre 58 sur 252 · Sim., ix, 7. 8. 9. — 7. Sim., i · texte numérisé non relu

Sim., ix, 7. 8. 9. — 7. Sim., i

du Pasteur est un mot d'encouragement et d'espérance pour tous ceux qui, s'étant laissé faire par l'architecte divin, sont redevenus matériaux utiles. Voici comme il parle à Hermas1 :

Pourquoi ne m'as-tu pas interrogé sur la forme des pierres réintégrées dans la construction après avoir subi une taille? — Je l'ai oublié, Seigneur. — 3 Ecoute donc ce qui concerne ces pierres. Elles figurent ceux qui ont entendu mes commandements et fait pénitence de tout leur cœur. Le Seigneur, ayant vu que la pénitence était bonne et pure, et qu'ils y pouvaient persévérer, a ordonné que leurs anciens péchés fussent effacés. Ces formes étaient leurs péchés : nous les avons aplanies, de sorte qu'on n'y perçoit plus d'aspérités.

Comment se réconcilie, dans la pensée d'Hermas, cette nouvelle conception de la tour, objet de la IXe parabole, avec la conception primitive, objet de la IIIe vision? Par le progrès de l'exposition, progrès qui peut-être n'a rien de prémédité, mais reflète des préoccupations différentes. Le procédé constant du Pasteur consiste, non à désavouer les développements précédents, mais à les compléter et à ouvrir des horizons nouveaux au fur et à mesure des besoins. Primitivement, la pénitence postbaptismale était laissée hors de la perspective du voyant. Le IV0 commandement a soulevé le voile et découvert toute cette économie de la pénitence chrétienne, qui s'étend par delà le baptême. Les dernières paraboles achèvent de l'éclairer.

Tout n'est pas cohérent, tant s'en faut, dans ce symbolisme. En particulier, nous serions fort en peine d'expliquer l'attribution de ces douze montagnes à douze catégories d'âmes chrétiennes, puisque ces âmes ne deviennent telles que conséquemment à leur baptême et à l'exercice ultérieur de leur liberté. Le Pasteur nous dit, en commençant son explication2, que ces douze montagnes figurent les douze tribus, c'est-à-dire tous les peuples répandus sous le ciel, et ceci n'offre pas de difficulté; mais la suite nous montre que chaque montagne symbolise un état d'âme, et l'on a vu plus haut3 que les pierres rejetées de la tour,

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