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faut bien remarquer que le Pasteur entend cela même de l'apostasie qui va jusqu'à l'idolâtrie. Car nous les trouvons sur la quatrième montagne, ces inconstants et ces lâches qui, au premier bruit de persécution, s'empressent de sacrifier aux idoles et rougissent du nom du Seigneur1. Il semble même que nous puissions nommer l'un deux. Dans la IIe vision 2, l'Église lançait ce sarcasme : « Tu diras à Maxime : Voici que la persécution approche : libre à toi de renier une seconde fois. » Ce renégat d'une persécution précédente avait peut-être sollicité et obtenu sa réintégration. Il fallait que son courage parût bien chancelant pour mériter une parole si dure. Quoi qu'il en soit, le Pasteur offre le salut aux apostats s'ils font vite pénitence. Et les propres enfants d'Hermas, coupables du même crime, obtiennent leur pardon3. Après comme avant le baptême, le seul signe certain de damnation, c'est l'obstination dans le mal4. Doctrine très évangélique, où l'on reconnaît l'écho distinct des anathèmes prononcés par le Seigneur contre le blasphème du Saint-Esprit.
Cette même description de la neuvième montagne donne lieu à une autre observation importante. Nous y retrouvons la différence de langage, déjà soulignée, à l'égard du péché déjà commis et à l'égard du péché possible. A l'égard du péché déjà commis, ce qu'il faut procurer à tout prix, c'est la conversion du cœur. Et c'est pourquoi le Pasteur n'hésite pas à entrouvrir la porte du salut, même au risque de paraître se démentir. A l'égard du péché possible et qu'il s'agit de conjurer, il se montre plus sévère, et nie expressément pour demain la chance de salut qu'il admet pour hierJ. Conclu-
1. Sim.j i\. 21. 3 : Oi o-.yj/'v.. otxv OXT-iiv à/.ojacoai, 8tà ty,v SstXtav zutûv £;.;^'■/AOAaTl0'jJ7•. /.su 70 ovoaa bcaïayâvovrat :oj Kjoiou aÙTwv. — Voir aussi Mand., xi, 2-'i : les o:.i-r/o: consultent les devins, ce qui est encore une forme d'idolâtrie.