Saint Clément, Ep. aux Corinthiens, 7, i
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corde, mel le salul à la porter de tout pénitent1; elle adjure les coupables, au nom de leur propre intérêt, de ne pas endurcir leur cœur2, comme firent ces détracteurs de Moïse, frappés par Dieu si terriblement, mais de désavouer leur iniquité. Elle montre le principe de l'amendement dans la soumission aux prêtres, docteurs de la pénitence; la voie du salut dans L'humilité; le centre de ralliement de l'espérance chrétienne dans le bercail du Christ, c'est-à-dire dans l'Église hiérarchique3.
Ce même esprit anime la correspondance de saint Ignace, L'évêque martyr d'Antioche, sous Trajan. Au cours de ce dernier voyage qui devait l'amener captif de Syrie à Rome pour y expirer dans l'amphithéâtre sous la dent des bêtes, il écrit aux fidèles d'Éphèse ', leur recommandant de prier sans cesse pour tous les hommes — car il y a en eux espoir de pénitence — afin qu'ils soient réunis à Dieu. Écrivant aux fidèles de Rome"', il conjure ceux qui s'intéressent à sa personne de ne pas mettre obstacle par leurs prières au martyre qui lui donnera de posséder Dieu : il faut qu'il soit broyé par la dent des fauves pour être le pur froment du Christ : qu'on excite plutôt ces fauves pour hâter sa délivrance. Il met les Dhiladelphiens11 en garde contre l'esprit de division : nul
1. CLÉMENT, 8, 5 : IlavTx: oùv to:j: iya-rpoù; xiitoS [îouào'uïvoç [iSTavoia? fie- -.-lt/v.i iorijptÇev tS nav-oxpatopt [ÎTj/.rjuiaTt ixotou. 2.' Ibid., '50, 5-51, 3; 52, 1.
3. Ibid.. 57. 1-2 : fjxeïç ouv oï tï)V xaxa6oXïjv -7; i-imo: JtoiTJoav-e? C-o- -i-r-.z rotç nps<j6u-|potç xaîl -y/.ovj'lr-i il; ;j.£7iv&'.7.v. xâp.<J/avT£<; tx yo'vXTT. tt|; xapSuxç uu.'~iv 'xâf>i-i ur:oT(£o(jc<j9ai, acjtoOé'p.gvot tt,v zXaÇova xa\ j-ipr^avov tt|ç y/.'')j7T,; bpuov gôSafôctav kuleivov yap lariv ojitv èv rffl notjjLvico toj XptaToS ■x'.y.pryj; /.y.\ ï'/'/.o-fi'j.oj; EupeOîjvai yj xa8' :j-iz.'i/:i;i Soxouvraî bcpicpîjvat i/. tv,; i/.-'ioo; kÙtoû.