Irénée, Haer., III, 14,4, PC, VII, 916 C-9J7 A
3. Irénée, Haer., I. 6, 3, PC, VII, 508 B : Oî [xèv aôtâSv XâOpx ràç SiSaaxofiivaç ô-' xàrâv rî)V SiBa^ijD raÛT7]V yuvaïxa: BiaçOeipouaiV, w; jtoXXaxtç &7C ivicav aÙ7(ov à;a-a7r(0£taat, ï~£i7x i7currpé|«xaai yuvafxsç zl; 7/jV 'ExxXijatav 6îo2, auv tïj Xot-fj zÀâvri xat 70J70 =;'-j[xoÀoYT^av70. M., 13, 5, 588 B : Meta koXXou xo'rro'j t<3v iSêXçâîv Isiorps^avrtov, x&tï] 70v ajcavta ypdvov £?o;jlo- Xoyou|iivT] 0'.z7É)-E3£, jtevÔouaa xat 8pr)VOu<ja i;' fl ifjtaOev j-ô 7oj piavo-j 8taç8opa. — 13, 7, 592 A.
que d'autres, vaincues par la honte, apostasiaient ouvertement ou cachaient dans l'Église leur faute. Ces faits se représentent plusieurs fois dans l'œuvre de saint Irénée, cependant peu suspect de faiblesse envers le vice qu'il accable des plus redoutables anathèmes de l'Ancien et du Nouveau Testament1. Au reste, il ne dit rien qu'on ne lui ait enseigné. Sur la rémission des péchés, il réédite la doctrine d'un presbytre qu'il a connu autrefois et qui lui-même avait connu des contemporains des apôtres. Ce presbytre, comparant les pécheurs du Nouveau Testament à ceux de l'Ancien, disait que ni les uns ni les autres n'ont pu obtenir de rémission que par les mérites du Christ. Le Christ descendit aux enfers pour porter la bonne nouvelle du salut et la rémission des péchés aux prophètes et aux patriarches qui avaient cru en lui et secondé ses desseins. Quant aux chrétiens, ils auraient mauvaise grâce à flétrir sans merci les désordres d'un David ou d'un Salomon. Si coupables, en effet, qu'aient été ces personnages, combien plus ne le sont-ils pas, ceux qui, après l'avènement du Seigneur, méprisent un si grand bienfait et se laissent asservir par des passions honteuses? Les anciens avaient en perspective la rémission de leurs péchés par la mort du Christ; les chrétiens ne l'ont plus, pour eux le Christ ne mourra point une seconde fois; il reviendra, mais dans la gloire de son Père, pour demander un compte exact de ses grâces, et il exigera plus de qui aura plus reçu. Grand sujet de crainte pour ceux qui, après avoir connu le Christ, offensent Dieu et s'exposent à être sans rémission exclus du royaume2. On reconnaît ici l'esprit de l'épître aux Hébreux. Saint Paul ne parle pas autrement aux Corinthiens. A rencontre des hérésies dualistes qui opposaient le Dieu du Nouveau Testament à celui de l'Ancien, Irénée souligne la con-