‹ L'édit de CallisteChapitre 88 sur 252 · Paen., 9. — 2. Paen., 9, 3-4. — 3. Paen · texte numérisé non relu

Paen., 9. — 2. Paen., 9, 3-4. — 3. Paen

qui, plutôt que de découvrir au médecin une plaie humiliante, préfèrent mourir dans leur honte. Gomme si, dans l'Église, il fallait craindre les sarcasmes et les mépris; comme si la douleur d'un membre n'était pas la douleur de tous ! L'Église est dans chaque membre, et l'Église, c'est le Christ. Comment la prière du Christ ne serait-elle pas exaucée de son Père? Et vaut-il mieux enfermer en soi-même le secret de sa condamnation que d'être absous aux yeux de tous?

Quelques-uns, sans doute, le pensent1, et plutôt que d'accepter cette gêne et cette honte, continuent à mener une vie élégante et facile. Ce qu'on voit faire tous les jours pour briguer une magistrature, on ne le fera pas pour sauver son âme. Et cependant la perspective du feu éternel2, que la pénitence peut éteindre, est de nature à faire réfléchir. A voir ces étroits soupiraux de l'enfer, qu'on nomme les volcans, lancer des gerbes de flammes et parfois, dans leurs tressaillements, engloutir les villes voisines, comment n'être pas frappé de crainte? Ces montagnes superbes brûlent sans se consumer : faibles images des brasiers allumés par la colère divine !

La pénitence, embrassée avec ardeur, rétablit sur son trône le roi de Babylone; au contraire le roi d'Egypte, sourd aux avertissements du ciel, périt dans les flots. La pénitence est la seconde planche de salut offerte à l'homme : elle a rendu à Adam lui-même, premier homme et premier pécheur, le paradis.

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