‹ L'édit de CallisteChapitre 96 sur 252 · l'aen · texte numérisé non relu

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::. M. Adam sait parfaitement à quoi s'en tenir là-dessus. Néanmoins il me sembla l'oublier un peu, Der Kirchenbegriff Tertullians, p. 110 sqq., quand il insiste sur la valeur propre des œuvres satisfactoires jusqu'à reléguer dans l'ombre l'opération divine dans la justi- Bcation du pécheur. Si nous lisons. Paen., 6, i: : Non ideo abluimur

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doit reposer sur des fondements plus solides. Par malheur, ces fondements me paraissent tout négatifs. Pour croire à une réconciliation ecclésiastique, il demande à en lire l'affirmation toties quoties et sans aucune figure. C'est beaucoup exiger, pour le seul avantage de se maintenir dans la position singulièrement difficile qu'à la suite de Funk, M. Vacandard précise en ces termes1 :

Distinguons, répond M. Funk. Oui, à coup sûr, dans l'esprit de Tertullien cette seconde pénitence est un moyen de salut valable pour tous les péchés sans exception. Mais cela est vrai, sans égard au mode par lequel le pécheur sera rétabli en grâce. La pénitence seconde n'est pas nécessairement liée à la réconciliation pour toutes les fautes. Cette réconciliation n'est pas directement dans la perspective du De paenitentia. Tertullien n'a en vue que la pénitence considérée comme telle, avec ses effets infaillibles. Pas un mot n'indique qu'il fasse dépendre ces effets de la réconciliation ecclésiastique. Le pouvoir des clefs n'est pas exclu; il est impliqué, si l'on veut, mais il n'est pas exigé.

Autant que je puis comprendre, cela signifie que le pouvoir des clefs est impliqué dans l'ensemble, mais n'est pas exigé pour l'universalité des cas. Telle est la position qu'il nous faut examiner. Laissons donc de côté une bonne fois le De pudicitia (sur lequel il faudra discuter plus tard) , nais à condition que nos contradicteurs le laisseront de côté ainsi que nous, et revenons au De paenitentia.

Il est parfaitement clair, et l'on ne songe pas à nous contester, que le De paenitentia ne s'explique pas tout

ut delinquere desinamus, sed quia desiimus, quoniam iam corde loti suntus, il ne faudrait pas se hâter d'en conclure que Tertullien méconnaît la vertu propre du baptême, décrite en traits si énergiques dans le De baptismo. Dans ce dernier traité, le réalisme sacramentel s'affirmait sans contrainte; dans le De paenitentia, le réalisme moral prend sa revanche. L'orientation des métaphores change selon le point de vue; il convient de tempérer et de commenter les unes par les autres, si l'on veut présenter de cette pensée très mobile une image cohérente. L'idée de satisfaction offerte à Dieu est au premier plan dans le De paenitentia, mais elle n'est pas seule, et il faudrait négliger d'autres éléments fort notables pour trouver ici une sorte de réconciliation automatique, résultant du simple acquittement d'une dette.

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