‹ L'Édit perpétuel, restitué et commentéChapitre 13 sur 176 · PRÉFACE. XXV · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXV

CicérOD, Servius Sulpicius, son ami, avait entrepris sur rÉdit un ouvrage dont il n'a écrit que deux livres {duos lïbrosperquàm brevissimos ad Hdidum subscriptosrdiquU) * * . Après lui, Ofilius, son élève, ami de Jules César (Cœsari famUiarissimus), a fait également sur TÉdit un travail de coordination, mais qui parait avoir été beaucoup plus complet (Edidum Prœloris dUigenter composait) ".

Ces travaux révèlent la pensée qui agitait le monde judiciaire romain à cette époque. On voulait plus de certitude, plus de fixité dans la législation.

Les agitations qui suivirent la grande révolution d'où sortit l'Empire ne permirent pas sans doute de s'en occuper. Ce ne fut que sous le règne d'Adrien que cette idée fut reprise et trouva un Jurisconsulte capable de la réaliser.

Salvius Julianus fut chargé par cet Empereur de compulser les Édits et d'en faire un corps, une sorte de Code qui serait désormais la loi de l'Empire.

Salvius Julianus était Préteur ; il avait par conséquent le droit de publier son programme dans V Album. Il adopta les dispositions antérieures qui lui parurent répondre aux besoins de son temps, et rejeta ce qui était tombé en désuétude. Ce travail de compilation et de coordination produisit rÉdit connu depuis sous le nom d'Édit perpétuel.

Cette qualification n'était pas nouvelle. En 687, une loi Comdia avait décidé qu'en entrant en charge, chaque Préteur publierait le programme de la Jurisprudence qu'il entendait appliquer, et lui défendait de le changer pendant la

durée de sa Magistrature {Legem Cornélius tulit ut

Prœtores ex Edidis suisperpetuis jus dicerent, quœ res tàm

*^ Pomponius, L. 2. § 44, D. de orig, jurU. (i.2). " Eodem.

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