‹ L'Édit perpétuel, restitué et commentéChapitre 141 sur 176 · INTERDIT · texte numérisé non relu

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Celui qui est marié ne peut pas contracter un second mariage, tant que le premier n'est pas dissout '®. Si un

** Ulpien, V, 4. Gaius, I, 56, 57. Ce qui explique Tindignation que ciiusa le mariage d* Antoine avec Cléopâtre. (Polhier, Pandertes, h. t.)

*« Ulpien, VU, 4. Gains. I. 67, 68; IL 142.

" Ulpien, V, 5.

" Paul, U, 19, 6. Cicéron. Verr., II, 5, 40.

" Pomponius, L. 4, D. h. t.

"* Papinien. L. H, S 12. 1). ad Ifijem Julinm de adtiUenis (t8.5). Gains. I, 63.

mari est prisonnier de gaerre, sa femme ne peut pas se remarier tant qu'on le sait vivant, à moins qu'elle ne le répudie. Mais, s'il y a incertitude sur sa destinée, sa femme pourra convoler à de secondes noces après cinq années écoulées depuis la captivité de son mari. Le mari aura le même droit, si sa femme est prisonnière de l'ennemi"*.

On ne peut pas épouser, du vivant de leurs maris, les femmes répudiées et accnsées d'adultère, même avant le jugement de condamnation '^ Toutefois un mari, qui a accusé sa femme d'adultère, peut l'épouser une seconde fois, s'il a demandé son absolution ".

421. Une esclave, que son maître a affranchie pour l'épouser, ne peut se marier qu'avec lui, à moins qu'il n'ait renoncé à la prendre pour épouse '\ Et si cette affranchie, mariée avec son patron, divorce avec lui, son mariage peut bien être considéré comme rompu, mais elle ne peut ni redemander sa dot, ni se marier, ni vivre en concubinage avec un autre '\ Toutefois il faut pour cela que son mari ait été réellement sou patron : il ne suffirait pas qa'il ait juré qu'il Tétait '' ; et la règle ne serait plus applicable si le patron avait été chargé par un fidéicommis de donner la liberté à cette femme ou s'il tombait en servitude '^ Le fils du patron, marié à l'affranchie de son père, a les mêmes droits que lui '*.

L'affranchie, qui vit en concubinage avec son patron, ne peut pas plus se marier avec un autre que si elle était

»» Julien, L. 6, D. île divortiis (24.2).

" Modestin, L. 26, 1). h. t.

" Papinien, L. 34. § 1. I). h. t.

^* Licinius Rufus, L. oi, pr. D. h. t.

** Ulpien, L. il, pr. I). de divortiû (24.2). Ulpien, L. 45, pr. D. h. t.

»• Ulpien, L. 45, | 1, D. h. t.

" Marcellus, L. 50. Ulpien, L. 45, § 6, D. h. t.

" Terentius-Clemens, L. 48. pr. D. h. t.

§ 2. 1>. DE HITU NUPTIAKUM (23.2). 411

l'épouse de son patron, mais elle peut être la concubine d'un autre".

422. Les fiançailles ne sont pas ici assimilées au mariage. L'affranchie fiancée à son patron peut lui notifier un acte de répudiation (conditione tuA non utor) et se marier à un autre malgré lui *^ Et par contre un patron^ qui épouse son affranchie, déshonorée par la débauche, agissant ainsi contre la loi, ne jouit pas de ses bénéfices *'.

D. 423. De ceux a qui le makiage est interdit

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