‹ L'Édit perpétuel, restitué et commentéChapitre 16 sur 176 · PRÉFACE. XXIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XXIX

Le travaU le plus complet qui ait été publié sur TÉdit perpétuel est celui de RudorfF. Il ne s'est pas contenté, comme Jacques Godefroy, de dresser une table des titres; ni comme Hubert van Giflfen (Giphanius)", ou Gustave Haenel", d'analyser les matières que devait contenir l'œuvre de Julien ; mieux que ses devanciers, il a vu le système général de l'Édit ".

Suivant Van Giffen, TÉdît aurait été divisé en dix parties, dont il donne les détails. Mais rien ne justifie cette division, qui n'a pas pour elle Tautorité de l'ordre observé dans les commentaires, et qui se contredit elle-même, soit parce que le fil conducteur cherché par l'auteur lui échappe à chaque instant, soit par le désordre qui règne dans l'ensemble.

Suivant Bouchaud'*, l'Édit aurait été composé de sept parties; mais cette division est tout à fait arbitraire. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple : Les Interdits auraient eu leur place dans la sixième partie avec les questions d'État, les délits privés, les modes d'acquisition de la propriété et de la possession et le damnum infedum. C'est inadmissible.

Du reste Jacques Godefroi n'a pas pu se décider à ce sujet. Dans la table des titres, qu'il a laissée, on voit divisées par des traits ce que probablement il supposait avoir été les différentes parties de Tœuvre de Julien, et on en compte vingt-huit.

Autre est la conception de Rudorff, et il est assurément dans la vérité :

'• Van Giffen, Economia jurU sive dûpoiitio methodiea omnium librorum totiwjuris. Francfort, 1596; id. 1606.

" Voir la note 26.

•• Alphonse Rivier, Introduction historique au Droit romain, p. 265.

•* Boachand, Dissertation sur l'Édit perpétuel, p. 482-484. Voir la note 27 in fine.

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