PRÉFACE. XXXIII
* Malgré l'autorité du savant romaniste, j'incline pour le système opposé. Cicéron dit, pro Boscio Comœdo VIII: sunt formuïœ de omnibus rébus constitutœ. . . expressœ sunt enim ex unmscujusque damno, dolore incommodo, calamitaie, injuria, publicœ a prœtore formulœ, ad quas privata lis accomodetur. Ne voit-on pas là une indication de Valhum spécial des formelles? Depuis Dioclétien, cet albuîn n'a-t-il pas dû être supprimé comme inutile ? Les notes de Probus ne sont-elles pas des lambeaux de ces programmes de formules ? Cujas et Duarcin avaient cru que les formules et les senteniiœ se lisaient sur le même alhum, mais Heineccius; dans son histoire de l'Édit perpétuel, les séparait en deux albums distincts et se fondait sur le texte où Ulpien nous dit, à propos de la production ou édition de l'action : Eum qiwque edere Labeo ait, qui producat adversarium suum ad album et demonstret quod dictaturus est, vel id dicendo quouti velit^\ ce qui semble bien désigner Valbum particulier des formules d'action, en présence duquel le demandeur vient indiquer au défendeur quelle est celle qu'il va choisir, et dont il se propose d'user contre lui, après l'avoir obtenue du Préteur. »
Cette critique a été reprise tout récemment, mais à un autre point de vue, par M. Otto Lenel, professeur de Droit romain à Eiel, qui trouve dangereuses les formules inventées par Rudorfif, parce qu'elles ne s'appuyent pas sur des textes, et que, si on a des données positives sur la forme de l'Édit, on n'en a pas qui permettent de reconstituer la formule dans ses détails ^\
9* Ulpien (Lib. 4, ad Ed.), L. 1, § 1, D. rf^ Eciendo (2.13). ^* Ollo Lenel, Dos Edictum jTerpetuum ein Versucli zu dessert WiederhersleUung^ Leipzig, 1883. — J'ai reçu ce livre au moment où l'impression de celui-ci louchait à sa fin. Je n'ai pu que le parcourir très rapide-