XXXIV PRÉFACE
Toutefois j'ai pensé qu'il serait intéressant et utile, pour les étudiants surtout, de pouvoir lire à la suite de chacun des chefs de l'Édit la formule à laquelle il a dû donner naissance et qui en est l'application. J'ai donc emprunté à RudorflF celles qu'il a rédigées, tout en en rédigeant moimême quelques-unes. Ainsi on trouvera chaque chef de l'Édit restitué, suivi de son commentaire, et à la suite du commentaire la formule, lorsqu'elle en est une conséquence directe.
Mais les exigences de mon Cours m'obligeaient à traiter de matières étrangères à l'œuvre du Préteur : telles que la LexAquUiaj les Donations.... Rien de plus facile que de les faire entrer dans le cadre qui m'était tracé, en parlant par exemple de la Lex AquUia à propos des actions noxales, et des donations à propos des legs. Il en a été de même pour la théorie générale des testaments et celle des legs, qui trouvaient leur place naturelle dans un préambule aux rares dispositions édictées à leur sujet par le Préteur. Il en est résulté que, sauf quelques lacunes inévitables dans un travail aussi élémentaire, il peut être considéré comme un précis systématique du Droit des Pandectes.
Enfin j'ai reproduit et commenté l'Édit des Édiles.
Le lecteur ne trouvera pas dans ces deux volumes tous les développements que comporte un tel sujet ; c'est à la leçon qu'ils sont donnés. Un certain nombre de chefs, qui n'ont pas d'intérêt pour nous, ne demandent qu'à être indi-
ment. Comme RudorlT, M. Lenel ne reproduit textueUement que les fragments officiels; quant aux autres, il en donne les sources et en fait une analyse très complète, très savante, digne du prix Saviguy qu'il a obtenu. Cela prouve qu'en Allemagne l'Édit perpétuel est toujours la préoccupation du monde savant.