‹ L'édition de plain-chant de RatisbonneChapitre 8 sur 20 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

LE VESPÉRAL DE RATISBOiNNE

Les livres de chant de Ratisbonne, contrairement à l'usage reçu, "ne sont précédés d'aucune préface, nous faisant connaître leur origine. Un mot sur le litre du Graduel nous a bien dit qu'il reproduisait l'édition médicéenne; mais rien dans le Vespéral ne nous apprend d'où il vient. A-t-on eu la pensée de laisser supposer qu'il donne aussi la réimpression d'un ancien livre de Rome ? En tout cas, il ne saurait être du même éditeur, puisque le travail de 1614 s'était borné au seul Graduel ; et, en outre, l'examen le plus superficiel montre entre les deux ouvrages des d i f té ■ rences si frappantes, qu'on peut à peine leur attribuer un air de famille '.

Nous conviendrons toutefois que le Vespéral de 1879 a réparé bon nombre de défectuosités de l'édition de 1875. Les caractères typographiques même de la notation ont été changés et sont conformes maintenant à ceux du Graduel.

Loin de blâmer l'éditeur de Ratisbonne de ces réformes, nous l'engageons à les poursuivre et à tacher d'introduire plus d'unité dans ses publications 2. Bien qu'il nous ait dé-

1. Une déclaration officielle, insérée dans VOssenlalore liomano il» 11 décembre 1S7<s. 1 a il savoir i|nc l'Antiphonaire a été préparé par la Commission romaine d'après l'édition vénitienne la plu» correcte, imprimée par I'. Liechtenstein en 1567.

2. Ci i avis s'applique au Direcloriwn < hori, à YOfficiiun hebdomadee sanctee, etc.

elaré pour le chant de la première édition que c'était relui même de saint Grégoire; quechaque feuille ait passé plusieurs

fois parles mains expérimentées d'une Commission nommée parla Sacrée Congrégation des Rites, etn'ait été livréeà l'impression que revêtue du sceau de l'E""' Secrétaire de cette Congrégation, l'éditeur peut continuer sans aucun inconvénient à se corriger. 11 ne lui manque pas de changements à pratiquer pour faire accorder entre eux ses propres livres, et quand il aura terminé cette ingrate besogne, il lui restera encore à les mettre d'accord avec la Traditiou.

LcsOftiees du soir, qui n'ont peut-être pas été réglés par saint Grégoire lui-même, n'offrent point dans leur composition les développements mélodiques de ceux du matin. Le chant en est souvent presque syjlabique. Ce n'est donc pas au point de vue des abréviations subies qu'il faut se placer pour examiner leur valeur.

Nous nous arrêterons, sur le Vespéral, à quatre observations :

1" Les différences de notation avec le Graduel ;

2° Le défaut d'unité dans l'emploi des modes ;

5° L'incorrection des hymnes;

4° Les imperfections de détail.

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