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Éducation du caractère, p

de ]a sensibilité, demande-t-elle beaucoup de temps? Tout dépend de l'activité volontaiire que l'on déploie. Car, à rorgaiiisation de la sensibilité doit s'ajouter ractivité persévérante de la volonté. Ces sj^nthèses mentales, sous l'influence répétée des actes correspondants qu'elles provoquent, doivent devenir des habitudes morales.

Conscience et liberté.

Que toute idée, dans toute conscience, tende à provoquer lacté, l'expérience le démontre. Mais l'expérience ne démontre pas moins que 1 acte provoqué par l'idée, lorsqu'il est répété, accentue à son tour la puissance d'excitation de l'idée. C'est ainsi que s engendrent les manies et les tics de toutes sortes. Pourquoi? Parce que non seulement la répétition de l'acte supprime les résistances possibles de la faculté agissante, mais il crée en elle des tendances à agir, et comme un besoin naturel d'activité. Supposons maintenant qu'au lieu d'avoir un déclanchement automatique dune puissance quelconque

SOUS l'influence d'idées quelconques, nous rendions ce déclanchement volontaire, c'est à-dire nous le préparions et le déterminions en vertu d'idées morales arrêtées et voulues, la facilité de poser des actes correspondants sera la même; mais ces actes changeront de valeur. Etant libres, ils auront une valeur humaine; étant faciles, ils créeront, par leur répétitioQ même, dans les puissances qui les produisent, des habitudes humaines, c'està-dire des Taesoins d'agir dans le même sens, de réaliser l'idéal humain. Voilà comment l'éducation de la conscieace est parallèle à l'éducation de la liberté. Cai' agir en conscience, nous l'avons démontré, c'est agir conformément à l'idéal moral, sans le laisser influencer par des idées étrangères à cet idéal (1).

1. Education du caractère ; 3'"^ partie : Les Lois de Thahitude.

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