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les chiens, les enfants, et même les [ui I uttent en jouant, ne finissent pas
fâcher tout de bon? Est-ce que le nt pas contagieux? Et le peuple n'ai plus on est de fous plus on rit ? Une rose n'est-elle pas un rabat-joie, une nille ? Le cérémonial chinois si propre dée de Tautorité, n'a-t-il pas été déli- ]lonfucius, qui, comme Loyola, pendent à suggérer les sentiments correse les pompes catholiques avec leur chologie si profonde, ne sont pas sin-
à faire sur les âmes, même peu e impression? Je défie un homme de 1 âme un vif mouvement de respect
chants succède dans le plus grand ent unanime des fidèles. Esirce que,^ 'idées, la visite d'un ami débordant^ ssérène pas au milieu des plus grosses ien inutile d'ailleurs d'entasser des ive facilement en cherchant, ce que l'on provoque, ce sont les sen- ■s. On les réveille ainsi, on les ravive, it. Les sentiments ainsi renouvelés es ; le procédé qui agit du dehors sur 1ère être considéré que comme une rt plutôt à maintenir le sentiment 3 de la conscience. Il est ce que nous ;s mouvements, et surtout l'écriture ^-dire un secours précieux pour empôde faire vaciller l'attention, et pour
maintenir au premier plan la chaîne d'états de conscience toujours prête à se rompre et à laisser s'introduire à sa place des états nouveaux. Mais compter ainsi suggérer dans une âme un sentiment qui n'y est point en germe, ou même qui n'y est qu'en germe, c'est ignorer que Télément essentiel de tout sentiment échappe à nos prises.
De même lorsqu'une émotion bouillonne en nous, nou pouvons refuser de la laisser se traduire au dehors. La colère a besoin pour s'exprimer des poings fermés, des mâchoires serrées, de la contraction des muscles de la face, d'une respiration haletante : quos egô! je puis ordonner à mes muscles de se détendre, à ma bouche de sourire; je puis modérer les spasmes respiratoires. Mais si je n'ai pas essayé d'éteindre les premières manifestations, encore faibles, de l'émotion naissante, si je l'ai laissée grandir, mes efforts ont chance d'être inutiles, surtout si dû dedans la volonté nfe parvient pas à envoyer au secours d'autres sentiments tels que le sentiment de la dignité personnelle, la crainte d'un éclat, etc. On pourrait faire la même constatation pour l'émotion sensuelle. Si l'esprit est complice du désir, si la résistance intérieure faiblit, la résistance des muscles, agents du désir, dure peu. Et, règle générale, il ne sert de rien d'opérer le blocus de l'ennemi, en élevant contre lui des ouvragçs matériels, si les troupes d'investissement sentent que leurs chefs mollissent, sont tout prêts à traiter. Ce refus des muscles d'obéir à la passion doit être énergiquement soutenu par toutes les puissances intérieures solidaires. Il en résulte que du dehors nous ne pouvons que peu de chose sur le dedans. Notre influence directe pour provoquer dans l'âme un sentiment, ou pour immobiliser, réduire à l'impuissance, et surtout pour
détruire un sentiment, est donc bien faible. Ce que nous fournissent ces moyens externes, ne peut être qu'un appoint : appoint précieux sans doute, mais qui ne peul que s'ajouter à une action interne déjà vigoureuse.