‹ L'éducation de la volonté (volume 3)Chapitre 38 sur 41 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

SOUS deux grands titres : les moyens purement humains et les moyens d*ordre purement religieux.

Les moyens humains sont réductibles à trois : la puissance de l'autorité : autorité des hommes de génie morts, autorité des évêques, des prêftres, des théologiens, etc., et autrefois même autorité civile mettant au service de la foi *a prison, la torture, le bûcher. A cette puissance aujourd'hui bien diminuée s'ajoutait tout le poids de Topinion publique : la haine, le mépris, les mauvais procédés des croyants envers les non-croyants. Enfin, dès l'enfance, l'éducation religieuse pétrit l'enfant, et par des répétitions sous toutes les formes, enseignement oral, lectures, cérémonies publiques, sermons, etc., enfonce au plus profond de son âme les sentiments religieux.

Or ces trois puissances ne les pourrions-nous pas avoir à un plus haut degré que les églises ? Est-ce que sur ce grand but du perfectionnement de soi il n'y a pas accord unanime parmi les penseurs de tous ordres ? Y a-t-il comme pour les dogmes religieux des dissidences possibles? N'avonsnous pas, aussi, l'éducation de l'enfant? Et si nos méthodes devenaient cohérentes, si tous nous prenions conscience du but à poursuivre, notre puissance ne deviendrait-elle pas énorme ? Et ne pourrions-nous pas pétrir à notre guise l'âme de l'enfant? Quant à l'opinion publique, c'est à l'éducation de la transformer; déjà l'admiration ne va-t-elle pas souvent à ce qui est grand et généreux? Les sentiments élevés sont cause d'union entre les hommes et tendent à se fortifier plus rapidement que les autres qui sont cause de divisions. Voilà pourquoi souvent une foule composée en majeure partie de coquins applaudit à to^ite parole honnête. De plus l'opinion publique est moutonnière, et il

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