‹ L'education de la volonteChapitre 36 sur 42 · LES JOIES DU TRAVAIL 3M · texte numérisé non relu

LES JOIES DU TRAVAIL 3M

satisfactions d'orgueil les plus douces, et qui se résument en l'autorité qu'on acquiert, et en le sentiment de sa supériorité. De sorte que ces satisfactions que les médiocres cherchent, souvent sans les trouver, et combien toujour:* imparfaites et mélangées ! dans l'étalage de leur luxe, dans leur fortune, dans les dignités, dans la puissance politique, le travailleur les trouve, sans les chercher, et comme un surcroît donné par-dessus le marché, pour faire bonne mesure, au milieu de la riche moisson des joies supérieures dont le comblent les justes lois qui sont au fond des choscî'.

11 est clair que les méditations qui précèdent, aossi bien les méditations « destructives > que les méditations destinées à fortiOer le désir du bien, ne peuvent être que des esquisses. Esquisses d'ailleurs fort incomplètes et que chacun derra enrichir d'après ses expériences personnellcs, d'après ses réOexions et ses lectures*. Lu point essentiel, dans ces sortes de méditations c'est de ne jamais passer légèrement ni sur une idée, ni sur un sentiment propre à renforcer le dégoût de la vie oisive ou à donner tic l'élan à la bonne volonté. Il faut, comme nous le disions plus haut, que chaque considération « distille > lentement •lans l'dme, la pénètre jusqu'au fond, et produise de vif^ mouvements de répulsion ou d'affection.

(1) L'auteur coosidère son Traité d* Fédueation de la voloni* romme le livre le plus utile qu'il écrira Jamais, et, en un mot, comm*; )>on wuvre capitale. Aussi compte-t-il la garder encore de lonKue» nnnées sur le chantier afin de la compléter, de la retondre... r'eoi •lire qu'il acceptera avpc reconnaissance toutes les communication* qu'on voudra bien lui faire sur ce sujet qui lui tient à cwur.

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