‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 5 sur 109 · AVANT-PROPOS. IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. IX

« respect de soi-même » ; quelques risques à courir en conséquence, un bras démis ou un œil perdu dans un des jeux violents que les Anglais affectionnent, çà et là un cas d'inconduite précoce, mais tout cela réparé, compensé, payé au centuple par l'excédent moyen d'énergie physique et morale, qui est commun à toute cette jeunesse d'élite, par sa capacité d'adaptation à tout l'imprévu de la vie réelle, par le sentiment de ce qu'elle doit à la qualité de gentleman. Cette préoccupation constante de « préparer à la vie », qui de bonne heure fait paraître Yhomme dans l'allure du boy ang-lais , est habilement mise en contraste par M. Max Leclerc avec cette sollicitude craintive, ce « tendre espionnage * » qui chez nous perpétuent dans l'homme je ne sais quoi de l'enfant. N'est-ce pas M. Guizotqui écrivait à sa mère restée au Yal-Richer avec ses petits enfants : « Ne soyez pas trop avec eux; laissez-les souvent seuls. » Il redoutait pour eux la facilité de toujours reg-arder à une grande personne pour savoir que faire, pour se défendre contre une injustice, pour choisir un amusement.

Dans les écoles, la haute dignité de l'éducation se manifeste par cette règle uniformément observée que « nul ne doit gouverner les enfants, s'il ne les instruit. » Le maître d'études est un personnage

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