‹ L'éducation des classes moyennes et dirigeantes en AngleterreChapitre 4 sur 109 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

ressé de l'instruclion publique, aucun type artificiel et uniforme n'a été imposé d'en haut aux écoles. Celles-ci n'ont donc pas eu de raison de rompre avec les vues ou les instincts des familles; elles sont restées en un sens le prolongement de la vie domestique; et, comme elles en ont emprunté, à l'occasion, les préjugés les plus étroits, elles en ont recueilli les saines et viriles habitudes, la forte et pratique conception de la vie. M. Max Leclerc a retrouvé cette conception dans la plupart des grandes écoles, et il en note les effets bienfaisants, qui compensent et au delà les pires imperfections des programmes. 11 a visité des établissements de tous les types; car les endoioed schools, plus nombreuses que nos lycées et collèges, sont aussi variées que ceux-ci sont uniformes. Partout, il a trouvé le même double but assigné à l'éducation. Il faut que l'enfant soit, selon l'expression de Spencer, (( un bon animal », c'est-à-dire qu'il ait un corps sain, robuste et résistant. Il faut qu'il soit « une personne » c'est-à-dire une volonté et un cara,ctère, qu'il sache se décider seul, persévérer dans sa décision, et trouver à cela une sorte de bonheur fier. On voit tout ce que cette double fin implique : un temps assez considérable donné aux exercices physiques, la part du travail sédentaire diminuée d'autant; une discipline discrète, laissant du jeu à la responsabilité, faisant appel chez l'enfant au

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