Voir plus haut l'élude sur Féiieloa, page
sans dire mot; les moins dociles murmurèrent un peu»; mais on rabattit bientôt ces saillies de jeunesse, et trois mois s'étaient à peine écoulés qu'une maîtresse pouvait dire le sourire aux lèvres à Mme de Maintenon , en lui exagérant les effets de ses instructions nouvelles : « Consolez-vous, Madame, nos filles n'ont plus le sens commua ».
Quelle fut exactement la portée de la réforme? Apres que les passions furent apaisées, que resta-t-il du plan primitif de Saint-Cyr, et dans quelle mesure le nouveau système prit-il le dessus?
C'est la pensée de Fénelon, nous l'avons vu, dont s'était manifestement inspirée au début Mme de Maintenon. L'auteur du traité de V Éducation des filles établissait sagement, dans son programme, des différences et des degrés * . Pour toutes il exigeait, avec la religion, les éléments de la grammaire, des notions d'arithmétique et les principes de l'économie domestique. Pour celles qui étaient destinées à vivre à la ville eu à la cour, il ajoutait les histoires grecque et romaine, « où elles devaient voir des prodiges de courage et de désintéressement » ; l'histoire de ï'rance, « qui a aussi ses beautés, et celles des pays voisins et des pays éloignes qui sont judicieusement écrites »; les élcmenls du droit et des coutumes; l'éloquence, la poésie, la mU'