‹ L'éducation des nègres aux États-UnisChapitre 14 sur 126 · PR TS PS ONE VF · texte numérisé non relu

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(1) F. Douglass, Lettre à M. W. L. Garrison, 1er janvier, 1846; citation empruntée à G. W. Williams, History of the Negro Race in America, vol. Il, pp 428-431.

(2) Pour les projets en vue d'un affranchissement général graduel

tion de l’Union était inévitable, à moins que l'esclavage ne s'étendit à tous les États du Nord, ou à moins que les esclaves du Sud ne devinssent libres. Tout en paraissant fermement établi dans les États du Sud, l'esclavage cependant n'était considéré par un grand nombre de propriétaires d'esclaves eux-mêmes que comme un mal nécessaire. En outre, il était à peine raisonnable de supposer que les États-Unis, qui se prétendaient le refuge de tous les opprimés d'Europe, devinssent la seule nation esclavagiste du monde civilisé. Un tel paradoxe ne pouvait pas subsister longtemps.

Le problème le plus grave, cependant, qui se présentât dans le mouvement antiesclavagiste, était de savoir ce qu'on pourrait faire dans la suite des nègres émancipés. Dans le Nord aussi bien que dans le Sud, le nègre n'était pas persona grala. Quel serait le résultat quand toute la race serait libérée? Beaucoup espéraient que la colonisation pourrait résoudre la difficulté; mais le plan qui avait pour but de déporter une population de près de cinq millions d'âmes était tout à fait chimérique; les nègres étaient ici, ici ils devaient rester.

On ne pouvait pas songer à une émancipation graduelle, puisque le Sud vivait dans une peur constante de l'insurrection et du massacre. À la fin cependant, l'épée assura la liberté à l'homme de couleur, ce qui força le gouvernement à trouver une solulion immédiate au problème de

l'éducation des nègres. Voilà donc le gouvernement face à face avec près de cinq millions d’Africains, ayant un héritage de barbarie primitive corrompu par des siècles de servitude. Quels qu'aient pu être leurs défauts et leurs vices de race, il est indéniable que l'esclavage avait suffi pour leur imposer l'ignorance, d'‘courager leur économie, instituer

de tous les nègres, voir ns Ballagh, History of Slavery in Virginia, pp. 130-139, où sont données les théories de Thomas Jefferson, Saint-George Tucker et T. J. Randolph.

lérolemen: chez eux l'immoralité, détruire la famille el

tuer le respect de soi-même, Au moment où le nègre deve- 4

nailun homme libre, il était absolument indispensable que l'on fit quelque chose pour le relever, afin qu’il pût être un facteur dans le progrès de la nation, et non un fardeau et une menace pour la société. Comme solution de ce problème, il ne semblait y avoir qu'un moyen: l'éducation universelle pour le nègre, et une éducation de nature à le préparer pour sa place nouvellement trouvée dans le groupe social, Beaucoup d'essais ont été faits ; beaucoup out échoué; on peut attribuer ces échecs, d’un côté, à des notions mal conçues du tempérament et de l'intelligence du nègre, et de l’autre à des vues radicalement OPROSÉES à la place qui lui appartient dans la société.

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